Le commandant Jacques LOISEAU nous a quitté le 9 août 2025. De nombreux membres de l’AFCAN ont eu « affaire » à lui à un moment donné au sein de l’association. Ce qui a créé un lien mémoriel avec Jacques. Tous les participants aux Assemblées générales de l’AFCAN se rappelleront de sa voix, son humour, mais aussi de sa volonté de faire que l’AFCAN fonctionne. D’ailleurs le dernier message qu’il a envoyé au bureau le 30 juillet dernier nous informait d’un séminaire Marins Pompiers de Marseille en octobre prochain pour lequel il disait qu’il fallait y participer.
Hubert Ardillon, Ancien président Afcan.
Ci-dessous quelques mots de son associé et ami P. Molena, de son photographe préféré E. Guéguéniat (le même qui nous offre de si belles photos pour notre revue), de son compère brestois C. Loudes et d’autres membres de l’Afcan.

Mes vingt ans d’expertise associé avec Jacques Loiseau
J’ai rencontré Jacques en 2003, je venais de rejoindre un cabinet d’expertise comme expert salarié à Brest. Dans un premier temps affecté essentiellement à la gestion de sinistres plaisance, j’ai rapidement cherché à revenir sur les expériences professionnelles de ma carrière. C’est ainsi que j’ai rencontré Jacques qui à l’époque, intervenait dans un cabinet de capitaines experts. J’ai alors pu, moi aussi, prêter main forte aux interventions de ce cabinet qui gérait des dossiers de sinistre concernant les navires de commerce en dommage et en responsabilité civile ou des services aux navires tels que compensations de compas, pesées des cargaisons, états de fin d’affrétement, conseil en arrimage, assistance aux commandants. Quelques mois après ce début de collaboration, le gérant de cette entité est brutalement décédé.
Jacques Loiseau et moi, quelque peu désemparés par la situation, faisant le constat que nous étions assez naturellement devenu référents dans ces dossiers sur le port de Brest, avons décidé de créer notre propre cabinet en 2006.
S’en suivront vingt années de collaboration. Lors de nos débuts, les dossiers les plus impliquants étaient les poursuites de navire pour suspicion de pollution. Mandatés par les P & I des armateurs pour venir en soutien technique des avocats, l’essentiel de nos interventions consistait à suivre les enquêteurs des inspecteurs des Affaires maritimes. De défendre les équipages dans la mesure ou les pollutions alléguées n’avaient pas un caractère volontaire, ou bien étaient consécutives à des défaillances des systèmes de traitements des effluents. Il était difficile d’admettre la logique du droit français dans laquelle le responsable, pour ne pas dire coupable, était le capitaine du navire.
Nous avons souvent été confrontés à des pollutions consécutives aux changements de combustibles pour entrer dans les zones SECA qui étaient en application à l’entrée de la Manche. L’enfer est pavé de bonnes intentions.
Pour nous, le plus frustrant de ces dossiers était notre statut quand nous intervenions en support des avocats de la défense au tribunal, nous n’avions qu’un statut de témoin, alors que l’officier des douanes, péremptoire dans l’analyse des photos aériennes, avait le statut d’expert. Nous n’avons qu’une seule fois obtenu une relaxe en première instance qui a été de toute façon annulée en appel. Le seul point peut-être positif est que l’évolution exponentielle des amendes ait manifestement diminuée de façon drastique les infractions en la matière, au moins au large des côtes bretonnes.
Je vous épargne les missions du quotidien que les lecteurs de AFCAN info connaissent mais qui nous permettaient de rester au contact des équipages pour lesquels Jacques Loiseau avait tant d’empathie.
Comme pour tous ceux qui l’on connus, le décès de Jacques me fait beaucoup de peine.
Brest le 16-09-2025 Pierre Molena
Une Présence, une Gentillesse !
J’ai rencontré Jacques il y a quasiment vingt ans sur les quais, lorsque je faisais des photos. Puis il m’a fait rentrer dans sa société d’expertise en 2022, dans laquelle je fais quelques piges, car je n’y suis pas actionnaire.
Durant des années, on se voyait aussi une ou deux fois dans la semaine en dehors des heures « ouvrables » en passant un bon moment dans un café du port, en compagnie de son co-actionnaire PM. Nous passions de bons moments à écouter Jacques, qui à grands renforts de gestes, d’onomatopées et d’éclats de rire avec sa grande voix, nous racontait les grands moments de sa carrière. C’était souvent irrésistible, et pourtant très instructif. Et quelle présence, quelle gentillesse. Parfois lorsque son compère Pierre était en mission et que Jacques se retrouvait seul en fin d’après-midi, je recevais un SMS dans lequel était inscrit : Erwan, je meurs de soif !
Ces deux compères étaient bien plus qu’amis.
Jacques a, durant des années, entretenu un « journal de bord » quotidien dans lequel il racontait ses traversées au jour le jour, les histoires du bord, les escales, les soucis aux escales, etc. Il me l’a prêté, je m’en suis vraiment régalé. Comme je regrette de ne pas en avoir fait de copies. Il était d’un très grand format que ne passe pas dans les photocopieuses. Je pensais avoir le temps de le lui redemander, car mon frère imprimeur m’aurait fait ça.
D’ailleurs, je crois que PM qui nous lit serait beaucoup plus à même de parler de lui, car ensemble, durant vingt ans, ils ont effectué, à l’occasion d’escales de navires en avarie ou encore soupçonnés de pollution, de très nombreuses missions en commun, souvent des sujets compliqués qui se finissaient souvent en grands fous rires, tel était l’humour de Jacques.
Une fois, il y a à peu près huit ou dix ans, PM était absent, et un navire soupçonné de pollution avait été dérouté sur rade. Jacques m’avait donc appelé pour l’assister dans sa mission à bord. Ce fut ma première mission à bord d’un navire avec Jacques. Un succès d’ailleurs, puisque le navire at été libéré.
Erwan Guéguéniat
« Un phare qui a décidé, sans nous prévenir, dans un dernier pied de nez, de partir au paradis des marins »
Sacré Jacques. De sa grande voix de ténor, combien de fois n’ai-je pas entendu m’engueuler, toujours droit dans les yeux : « Mais enfin Erwan, je ne comprends pas pourquoi tu t’intéresses tant aux bateaux…Mais bon sang, intéresse-toi aux filles ! Ah, si j’avais ton âge ! ». Que de parties de rigolade !
Bien entendu, je naviguais encore lorsque je l’ai connu. Je lui racontais les innombrables aventures et presque catastrophes survenant à bord de la drague Samuel de Champlain, dont j’étais chef mécanicien. Il rigolait, tournait presque tout à la dérision, même s’il hallucinait parfois en écoutant mes récits.
Mais ce que je préférais avant tout, c’était l’écouter raconter ses aventures ! Je les buvais jusqu’à la dernière goutte. Et j’en redemandais.
Comme l’histoire du fameux saucisson suspendu à la place du portrait de Hassan II ! La terrible mésaventure du second mécanicien Jos Guillou du Al Ghassani de Marphocéan, boîte dans laquelle naviguait Jacques à l’époque (PJ).
Jacques était intarissable sur ce sujet. Et déjà très humain aussi, car ce fut lui qui retrouva pour Jos Guillou un embarquement chez … Cousteau. Jacques me confiait que ce gars a adoré naviguer sur la Calypso durant le reste de sa carrière, reconversion réussie tout à fait due au hasard, et aussi quelque part grâce à Allah. Il était toujours étonné que moi, petit jeune, connaisse cette histoire, mais je lui répondais que j’étais un lecteur assidu du Marin depuis 1971 (j’avais six ans), après le terrible naufrage du Maori.
Intarissable aussi sur la Caennaise, bien sûr ! Passionné de cargos, j’ai toujours préféré ceux des années 70, dont les fameux Neptun 421 de chez Neptun Rostock qui sont pour moi parmi les plus élégants jamais construits. Et il se fait que Jacques avait commandé ces navires, dont le Thésée. Un très beau sujet ! Il fut étonné que je connaisse cette série « 421 ». Des heures durant à l’écouter narrer ses aventures sur ce navire, les relations avec « la boîte », les agents, les dockers, les Kroomans, la douane, les opérations de récupération de ses hommes dans les geôles afin de pouvoir appareiller à l’heure. Et j’en passe, comme je regrette de ne pas l’avoir enregistré. Et tout cela avec de grands gestes, d’expressions, de rires, de « Et attend, je ne t’ai pas tout dit, voici le meilleur ! ».
L’affaire du Tanio aussi, lorsqu’il avait été contraint, avec l’AFCAN, de prendre la défense de l’épouse du commandant disparu, car une avocate de la partie civile, future ministre de l’écologie, voulait s’attaquer à cette pauvre veuve, au motif que son homme n’était « que disparu », et qui, par conséquent, aurait pu s’enfuir dans un pays d’accueil. Jacques était profondément humain, et l’injustice le révoltait plus que tout.
Jacques avait aussi commandé les gros « CONRO » de la Delmas. On rigolait toujours de cette boîte qui fut à un moment très prisée : « Mais enfin Jacques, on ne prononce pas Delmas, on prononce Delmâââs »
Bien entendu, Jacques s’investissait aussi beaucoup pour prendre la défense des commandants confrontés aux situations intenables imposées par les autorités, telles que la présence de clandestins à bord, à l’image du Saar Breda en PJ. « Mais enfin Erwan, tu n’as rien d’autre à faire que de plonger dans les archives du Marin ? Intéresses-toi aux G…, bon sang ! » Puis il partait dans l’histoire rocambolesque du fameux Tonton du Saar Breda.
Mais Jacques était aussi un type très sérieux. Lors de procès pour soupçons de pollution, je me souviens, après ou avant une audition au TGI, le croiser sur les quais en compagnie de tout un tas de types en costard cravate, des avocats, des agents, des experts, etc. Et là je ne le dérangeais pas, c’était du sérieux ! Avant que Pierre et lui ne s’attellent, à l’issue de ces longues procédures, à la rédaction de centaines de pages de rapports. Je ne suis donc pas étonné qu’entre ces deux hommes se soit forgée une quasi fraternité. Ils étaient des petits qui se battaient de toutes leurs forces pour défendre les intérêts de capitaines confrontés à des procureurs ne visant que leur Graal, « se faire à tout prix un capitaine pollueur ». Étape indispensable pour accélérer une promotion.
Je crois que j’aurais adoré naviguer avec Jacques comme tonton. J’ai navigué d’ailleurs avec quelques Vieux de sa génération, ce qui nous donnait l’occasion de bien rire parfois. Ainsi un jour je lui parlais d’un certain GH, surnommé « Casque à pointe » en raison de ses origines alsaciennes. J’ai apprécié ce tonton, et Jacques l’appréciait beaucoup aussi. L’occasion de nous raconter quelques anecdotes. Un jour, je raconte la chose suivante à Jacques : Ce fameux GH m’avait connu comme ouvrier mécanicien. C’était vers 1992/1994, j’étais zef. Un soir, le commandant GH, qui se trouvait à la buanderie, m’interpelle. « Ah Guéguéniat, vous tombez bien ! Ça fait deux fois que je mets mon linge à laver dans cette machine, il en ressort plein de lessive, et sec ! Je n’y comprends rien. Vous qui avez de bonnes relations avec le chef mécanicien [ce qui n’était pas son cas], pourriez-vous lui en jeter un mot ? » Et ma réponse : « C’est normal Commandant, ce n’est pas un lave-linge, c’est un sèche-linge ». Quel fou-rire avec Jacques ! (Puis des années plus tard avec GH).
Jacques adorait continuer son activité chez les Experts Maritimes Associés. C’était un but pour lui, Pierre vous le dira encore mieux que moi, Jacques donnait beaucoup de son temps et de son expérience dans cette société. J’aimais y passer presque chaque matin, même sans affaires en cours, juste pour passer un bon moment au bureau, et écouter Jacques, qui arrivait à travailler et faire rire en même temps. Et parfois je repartais avec une affaire. Et, dans ce cas, j’entendais de sa grande voix l’inévitable : « Va, et rapporte ! », expression suivie d’un éclat de rire qui restera gravé.
Lorsque je passais au café, je m’asseyais sur une chaise située entre son bureau et le photocopieur. Et parfois il imprimait un papier. Toujours le même cérémonial : J’attrapais la feuille, me levais, et la déposais sur son bureau avec le traditionnel : « Commandant, un câble pour vous ». Façon Radio chez Tintin. Et déjà de grands rires.
L’immeuble où est situé le bureau des Experts Maritimes Associés possède trois portes d’entrée, dont l’une située quai de la Douane, et l’autre située rue Commandant Malbert. Jacques et Pierre n’ont jamais voulu domicilier leur entreprise « Quai d’un truc qu’ils n’aiment pas par-dessus tout ». Leur boîte est donc domiciliée rue Commandant Malbert. Ça aussi c’est de l’humour à l’état brut, je vous ai d’ailleurs trouvé une illustration des relations Marine marchande / Douane pas toujours au beau fixe, c’est aussi en PJ.
Jacques, Pierre et moi nous nous croisions aussi parfois sur le marché du dimanche. Toujours un grand plaisir d’échanger quelques mots. Jacques était toujours d’une grande élégance, toujours avec un mot sympa aux commerçants chez qui il prenait deux poireaux, trois tomates, des patates. Car Jacques, malgré sa prestance, son expérience, n’avait pas la grosse tête.
Jacques aussi, à chaque fois, voulait m’inviter à vos repas à Port-La-Forêt. Je commençais déjà par le corriger, en lui expliquant qu’en langage de la haute, on ne dit pas « Port-La-Forêt » mais « Port-Laf’ « . Donc premier éclat de rire. Et ensuite je lui expliquais que ce n’était pas parce que j’envoyais des photos à l’AFCAN, que je payais ma cotis’, que je lisais assidûment la revue, que j’étais pour autant capitaine. C’est la seule chose que j’ai toujours refusée à Jacques, malgré son insistance, car il me rabâchait que certes je n’étais pas capitaine, mais que j’avais le brevet de C2.
Mais Jacques avait aussi su préserver une autre vie, l’aide aux personnes handicapées, sa famille, sa passion des chevaux. Comme j’aimais le charrier : « Jacques, j’adore le cheval, surtout dans mon assiette ». Effondrement garanti.
Jacques était un humain comme on en rencontre peu dans une vie. Cet homme m’a bien fait rire. Mais au-delà de l’humour, il m’a surtout énormément appris, professionnellement comme humainement. Il est presque un phare qui a décidé, sans nous prévenir, dans un dernier pied de nez, de partir au paradis des marins.
Erwan Guéguéniat
« Jacques était une boule d’énergie, il raisonnait juste et savait aller à l’essentiel »
En plus de ses missions d’expert maritime il a donné énormément de temps à l’AFCAN.
Membre, vice-président, président. Témoignage devant la commission d’enquête sur l’l’Érika, relations avec VIGIPOL, rectification du rail d’Ouessant sont quelques-unes de ses actions.
Dans un autre domaine il dirigeait des sorties équestres pour des enfants autistes.
Notre collaboration a duré plusieurs années et ne m’a laissé que de bons souvenirs
Christian Loudes, membre Afcan
« Jacques excellait dans l’exercice de la compensation du compas »
J’ai rencontré Jacques lors d’une escale à Brest en 1998. J’avais été promu commandant l’année d’avant. Je ne connaissais pas l’AFCAN. Il ne m’a pas laissé le choix : « Tu adhères jeune ! ». Ce qui je fis bien sûr.
En 2006, à la fin d’un arrêt technique chez Sobrena à Brest, il est venu titiller les aimants de notre compas magnétique. Nous sommes repartis avec une belle courbe, faut dire qu’il excellait dans cet exercice.
Je retrouvais Jacques avec toujours autant de plaisir lors des assemblées générales ou réunions/repas à Port-La-Forêt.
Nous avons même donné ensemble un cours à l’Université de droit à Brest. Le cumul de sa grande mais ancienne expérience de navigant avec la mienne moins importante mais plus fraîche avait ravi nos élèves, du moins c’est ce qu’on pensait en voyant leurs mines réjouies jusqu’à ce qu’on apprenne qu’ils souriaient car ils partaient en vacances juste après notre intervention. Nous avons terminé sur le port autour d’une bonne table. Jacques connaissait les bonnes adresses.
Bon vent Jacques, tu mérites un quai à ton nom sur le port de Brest !
Bertrand DERENNES, secrétaire général Afcan
« La navigation avec Jacques a toujours représenté bien plus qu’un simple travail : c’était un véritable compagnonnage, fait de confiance, d’entraide et de complicité aussi »
« Nous avons été lieutenant ensemble à la Transat à une époque où l’avancement y était complètement stoppé. De nombreux voyages ensemble sur les premiers navires automatisés à l’époque des Suffren et Rochambeau dans les années 70/74 où nous étions devenus presque des « titulaires » … nous présentions même nos plannings d’embarquements prévisionnels à l’armement pour approbation à une époque où on nous appelait « officier de conduite ! »
Puis, un grand hasard nous a fait nous rencontrer à La Ciotat au chantier où se terminait le Monge et où Jacques suivait la construction du sister-ship le Razi sous un autre pavillon.
Nous avons donc navigué ensemble (c’est le terme employé), on s’est remplacé comme lieutenant puis… en tant que commandants, longtemps après on s’est retrouvé d’abord sur l’Ébée à Caen, qui n’était que l’ancien Suffren, où il m’avait invité à l’inauguration alors que je commandais le Duc de Normandie à Ouistreham, ma femme s’en souvient encore !
Ensuite, en tant que membres de l’AFCAN nous étions parmi les premiers adhérents et aussi les plus jeunes lors des premières AG où nous rencontrions certains « vieux » commandants de la transat qui ne nous avaient pas toujours « facilité la vie à bord. » On en rigolait beaucoup ensemble.
Personnellement j’avais bien apprécié ta présidence de l’AFCAN entre autres lorsque nous avions été auditionnés ensemble à la Chambre des députés sur le naufrage de l’Érika par la commission Ledrian. Je viens de relire le rapport 2000/2535 (« Après L’Érika, l’urgence » Auditions volume 1 tome II pages 145 à 155) nous concernant : pas un d’entre nous capitaines, aujourd’hui n’aurait à changer un seul mot de nos expertises publiquement exprimées. Les députés en ont pas mal appris ce jour-là (23.2.2000) sur l’AFCAN et l’ISM croyez-moi !
La navigation avec Jacques a toujours représenté bien plus qu’un simple travail : c’était un véritable compagnonnage, fait de confiance, d’entraide et de complicité aussi. Ensemble, nous avons affronté les aléas des avaries à la mer sur ces navires les plus modernes au monde à l’époque, partagé les passations de quarts nocturnes, et perfectionné notre maîtrise des nouvelles technologies de bord … c’étaient quand même les tout premiers navires dits « automatisés », et surtout, toujours dans la bonne humeur, grâce à toi !
Adieu Jacques. Bertrand Apperry