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Seafarers wellness, 7 octobre 2022 à Cork


Organisé par le Nautical Institute Ireland branch et l'Irish Institute of Master Mariners en association avec NMCI (National Maritime College of Ireland), département Maritime Studies.



Des mots de bienvenue du NMCI (M. Cormac Gebruers, directeur du NMCI, Cpt Sinead Reen, directrice du département des études maritimes), Irish NI (Cpt. Steve Malone, président du Irish NI) et Cpt. Dermot Gray (président de l'IIMM).
La présidence de cette journée est tenue par le capitaine James Robinson, DSM, FNI.

Looking after the human factor in large and complex safety critical systems

Madame Alison Kay, Trinity College Dublin.
Comment soutenir les gens de mer, et quand ? En mer, au port, en congés ?
Il existe une approche systémique pour les gens de mer entre sécurité et bien-être. Cela est lié à une perte de relations, aux activités, aux exercices, à l'alimentation et à la fatigue. L'objectif est d'éliminer, d'atténuer ou de contrôler les dangers qui peuvent conduire à ces pertes.
On peut considérer comme trois niveaux de « sécurité » :
  1. Les humains sont principalement considérés comme un handicap ou un danger.
  2. Les humains sont considérés comme une ressource nécessaire à la flexibilité et à la résilience du système.
  3. Le système doit être conçu pour permettre aux humains d'être flexibles et résilients et de gérer les événements inattendus.
Aujourd'hui, nous nous situons entre les niveaux 2 et 3 : les humains sont censés prévenir ou réagir aux aléas et faire preuve de souplesse et d'ingéniosité lorsqu'ils surviennent.

Il y a trop souvent des enregistrements falsifiés des heures de travail/de repos. En Europe, environ 20 % des accidents sont liés au stress.
Concernant le bien-être, les droits humains fondamentaux ci-dessous ne sont (trop souvent) pas respectés :
  • Nourriture de qualité
  • Logement décent
  • Installations récréatives décentes
  • Sorties à terre en escale
  • Accès Internet
  • Prise en charge de l'intimidation et du harcèlement.

Consensus on STCW learning outcomes/competences in medical training of designated officers and crew in merchant marine

Dr. Nebojsa Nikolic, International Maritime Health Foundation
Les objectifs des travaux de la fondation sont :
  • Suivre la recommandation des 4e et 5e sessions du sous-comité HTW de l'OMI sur les actions futures concernant la révision des cours modèles 1.13 sur les premiers secours élémentaires, 1.14 sur les premiers secours médicaux et 1.15 sur les soins médicaux.
  • Suivre la conclusion IMO MSC(100) 17.8 Le comité a également convenu que la pyramide d'évaluation de Miller (MSC 100/17/12), qui fournissait un cadre pour l'évaluation des compétences cliniques à utiliser dans le processus de définition des résultats d'apprentissage/compétences dans les cours types 1.13, 1.14 et 1.15, devrait être prise en compte dans le contexte du travail.
  • Suivre la déclaration de l'IMO HTW(6) : le développement/révision des compétences est nécessaire.
  • Prévenir la méthode courante de conception des programmes d'études dans les facultés de médecine européennes.
  • Évaluer les résultats d'apprentissage/compétences pour la formation médicale de premier cycle en Europe dans le cadre de la formation médicale du personnel médical désigné à bord des navires marchands.
  • Parvenir à un consensus sur les résultats d'apprentissage/compétences dans la formation médicale des officiers désignés et de l'équipage de la marine marchande.
En conclusion : un nouveau guide médical devrait être publié.

The Human element

By Capt. John Dolan, Master Mariner, The Standard Club Ltd
Il est d'abord revenu sur les périodes Covid :
Premiers cas :
Maladie non diagnostiquée à bord – Peur de l'inconnu – Paralysie du port / de l'État – Indisponibilité des installations médicales – Quarantaine – Retards du navire et de l'assistance médicale – Détérioration de la cargaison - Rapatriement d’un membre d’équipage décédé – Déviation – Crise des relèves d'équipage – Litiges de charte-partie – Demandes de couverture.

Défis et couverture du club :
Effet de la perturbation – Difficulté à obtenir des réponses claires - Nouvelles considérations - Différences de formulation entre les clubs IG - Règles de quarantaine et de désinfection - Relations avec les correspondants - Résilience et adaptabilité de l'industrie – Maintien et examens des règles – Champ d’actions très large - Flexibilité.

Action du Club :
Équipe Covid interne établie – Discussion de la couverture avec les assureurs - Révision des règles du club - Groupe de travail IG Covid - Pages web dédiées à Covid - Mises à jour quotidiennes du site Web - Suivi des ports - FAQ du club - Interprétation et reformulation de la règle de quarantaine – Revue des clauses charte-partie – Données sur les cas, les tendances et les contestations.

Cas actuels :
Routine – Familiarité du club avec la gestion des dossiers – Les membres / courtiers comprennent la couverture et les clauses – Les correspondants savent ce qui est attendu – Mises à jour régulières des correspondants – Nouveaux problèmes résolus rapidement – Crise des relèves d'équipage résolue – Fiabilité des tests – Interprétation des résultats des tests – Gain de temps et d'argent.

Ce que les membres peuvent faire :
Vivre/travailler en toute sécurité avec le Covid-19 – Connaître les ports et leurs exigences – Revisiter et re-tester les procédures – Planifier l'assistance médicale, les débarquements d'urgence, les déviations – Test et vaccination Covid-19 – Accords avec les hôtels et autres installations – Fournisseurs de désinfection – Utilisation du savoir des correspondants locaux et des agents – Revoir les clauses de la charte-partie – Santé mentale et bien-être des gens de mer.

Retour à une situation normale (non Covid), pourquoi les systèmes de sécurité du navire échouent ?
Les navires sont des lieux de vie et de travail dangereux – Manque de connaissances – Manque d'expérience – Manque de jugement – Manque d'entretien – Manque de familiarisation ou trop familiarisé avec les risques/dangers (complaisance).

Mais il y a des raisons sous-jacentes : Confusion (mauvaise expérience, hiérarchie, coût, réglementation, distraction) – Comportement de l'équipage (raccourcis, ignorer la cause profonde, attendre un avis/conseil/quoi faire) – Circonstances (pression commerciale, problèmes de conception des navires, comportement « tout va bien ».

Ship operation and wellness

Capt. Aine Hyde, from her vessel at sea in the North Sea
Capitaine sur un navire de soutien pour les plates-formes de brut et de gaz. 118 membres d'équipage dont 4 femmes, plusieurs nationalités européennes et sud-africaines.

Pour pouvoir embarquer un test PCR est nécessaire. Bien sûr, on parle beaucoup Covid à bord. Comme il y a des plongeurs, en cas de covid, ce serait beaucoup plus dangereux pour eux car ils travaillent en ambiance confinée.

L'équipage travaille majoritairement en 6/6. Les rotations sont sur une base de 3 mois embarqué et 2 mois de repos. Tous les membres d'équipage n'étant pas relevés en même temps, il y a plusieurs relèves par semaine. Cela a posé problème pendant la période Covid, les relèves étant reportées sans avoir aucune idée de la prochaine date.

Côté bien-être, il y a des équipements de jeux et de sport à bord, ainsi qu'un accès wifi.

Ce qui pourrait être amélioré pour le bien-être : avoir une connexion internet gratuite et une meilleure qualité de nourriture.

Diet and nutrition

Dr. Fiona O’Halloran, Munster Technological University
Ne pas confondre « bonne nourriture » et « nourriture saine ». Une alimentation saine et diététique contribue à la prévention des maladies non transmissibles.

Suite à une enquête sur le « comportement alimentaire et l’évolution pondérale des marins européens et asiatiques pendant leur embarquement et en congés », il ressort que plus de 45 % des marins sont en surpoids et 10 % obèses. De plus, les habitudes alimentaires et la nutrition à bord sont différentes de celles à domicile, principalement en raison de différences culturelles.

Résultats : les habitudes et les apports alimentaires, à bord, sont généralement malsains - Préférences pour les aliments riches en énergie, sucrés, gras et salés - Les gens de mer courent un risque élevé de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 et de surpoids par rapport à la population générale.

Recommendations :
Davantage d'études sont nécessaires pour examiner les effets « à bord » par rapport aux effets « à domicile » - Des évaluations diététiques et des interventions nutritionnelles sont nécessaires, mais doivent être appropriées - L'éthique de la santé publique doit être promue - Rendre homogènes les réglementations internationales sur la nutrition.

Fitness

Madame Joan Dinnen, Munster Technological University
Le génome humain a évolué pour soutenir un mode de vie physiquement actif vers 8 000 av. J.-C. et est resté inchangé depuis 10 000 ans.

Le mode de vie sédentaire ne maintient pas les exigences métaboliques et la charge musculaire requises pour une bonne santé. L'absence d'exercice entraîne à de nombreuses inadaptations qui conduisent à des maladies chroniques.

Il peut s'agir de : maladie coronarienne, hypertension, certains cancers localisés, diabète de type 2 - dépression - ostéoporose - fragilité physique.

Et les gens de mer ne sont pas exclus du mode de vie sédentaire.

Seafarer supports in the port of Cork

Capt. Nick Bourke, Port of Cork
Problèmes rencontrés ou sentiments des gens de mer :
Sécurité (les ports présentent des risques inhérents) – Emplacements éloignés avec peu (ou très peu) d'installations locales – Mauvaise utilisation de l'ISPS – Longs trajets pour les transports en commun – Accès à Internet – Accès aux directions et aux informations (mais moins maintenant avec le Smartphone) – Langue – Monnaie - Isolement – Ressenti d’être la main-d'œuvre oubliée et la paranoïa des «étrangers» (surtout pendant le Covid), une sorte de xénophobie.

Les avantages de Cork pour les marins en escale :
Le terminal de croisière et les quais ont un excellent accès au centre ville - Tivoli relativement proche de la ville avec un accès facile - Cork est un endroit sûr pour aller à terre - Transports publics disponibles - Projet Wifi - Mission du marin.

Le projet Wifi de Cork en 4 phases :
  1. Sea-Fi (Excellente couverture, mais certaines limitations suivant le propriétaire avec des équipements et la bande passante)
  2. Points d'accès portuaires Cobh Cruise Terminal et Ringaskiddy DWB
  3. Points d'accès portuaires s'étendant aux quais Tivoli et CCT (Q4-2022)
  4. À venir : City quays / Private berths / Port wide

La mission du marin :
Autorisation d’accès à tous les postes d'amarrage et participation au programme Seaman's Mission
Accès aux cartes SIM, aux articles « welfare », aux trajets hors du port, aux contacts sociaux
Installations de stockage de matériel

Vaccination Covid
Problèmes : Main-d'œuvre oubliée – Non répertoriée car pas de numéro social irlandais – Difficultés de traitement – Vaccinations à deux injections – Alignement pan-juridictionnel

Ce qui a été fait :
Statu quo non accepté - Relations dans le cadre de la gestion des urgences inter-agences – Préparation d’un plan qui a fait de Cork le premier port d'Irlande à délivrer des vaccins C19 aux gens de mer (interventions pour permettre le processus, délivrance d'une carte d'identité médicale temporaire, communications par les agents locaux, présentation aux autres ports irlandais du modèle Cork, contacts avec d'autres ports ou juridictions pour l’injection de la deuxième dose).

Fatigue in the maritime industry

Dr. Claire Pekcan, Safe Marine
Nous n'avons pas été conçus pour travailler 24h/24 et 7j/7. Nous avons besoin en moyenne de 7/8 heures de sommeil par jour.
Suite à une enquête réalisée auprès de pilotes allemands sur la qualité de leur sommeil, il ressort que (le score 1 étant le meilleur et 14 le pire, et augmentant avec l'âge) :
Hors service : moyenne de 2,2
En service (mais à domicile) : 5,8
En service (sur le bateau-pilote) : 10,5
Et pour le conjoint du pilote, la moyenne est de 3,1 lorsque le pilote n'est pas en service et de 5,5 lorsqu'il est en service à domicile.

Autre point d'intérêt sur la qualité du sommeil : les travailleurs de jour ont une moyenne de 1,5 et les travailleurs de nuit de 5,9.

Les conséquences de la fatigue chronique sont : la privation de sommeil, le stress, les expositions physiques, la maladie, les troubles métaboliques, les troubles cardiovasculaires, les troubles gastro-intestinaux, et la perte de vigilance mentale et physique, les effets psychosociaux (troubles du comportement).

Pour lutter contre la fatigue, l’humain a la maîtrise de soi, mais c'est une ressource limitée ; ci-dessous une échelle de cette ressource et comment nous l'utilisons :

Ce que nous devrions faire
  • Travailler en toute sécurité même quand on veut le faire rapidement
  • Suivre la procédure alors qu’on veut prendre un raccourci
  • Se concentrer sur la tâche pour ne pas être distrait
  • Persister même si nous sommes fatigués
  • Ne pas parler
  • Faire semblant d'être de bonne humeur alors que ce n'est pas le cas
  • Gérer nos émotions négatives
Ce que nous faisons

Counselling in the NMCI the word from over the horizon

Mr Paul McCarthy, MTU/NMCI
Les niveaux de dépression, d'anxiété et de stress augmentent à mesure que le niveau de compréhension est de plus en plus bas. Et plus long est le temps de dépassement du contrat normal à bord, plus faibles sont les capacités de sens, de réflexion et de compréhension.

Que peuvent faire les entreprises ?
Sensibiliser les crew managers aux conséquences sur la sécurité de leurs actions
Investir dans la formation aux facteurs humains pour le personnel à terre
Surveiller le bien-être émotionnel du personnel
Mettre en œuvre la gestion des risques de fatigue pour permettre la récupération après des événements stressants
Coacher les agents de l'entreprise pour un leadership en sécurité et facteurs humains

Que peuvent faire les marins ?
Ne pas faire semblant d'être de bonne humeur
Ne pas cacher le vrai ressenti
Ne pas ressasser la même chose encore et encore
Ne pas s’engager dans une réflexion de type "si seulement"
Mais
Trouver de l'humour dans la situation
Essayez de penser à ce que l'autre personne ressent
S’occuper d'autres choses
Chercher des personnes avec lesquelles on se sent bien
Se dire qu’on ne peut pas tout contrôler

Gestion du stress pour la mer
Psycho-éducation sur le stress, les facteurs de stress et les réactions au stress
Compétences simples de gestion du stress telles que la respiration calme et la relaxation musculaire progressive
Compétence de base en matière d'affirmation de soi, y compris les moyens de dire non aux demandes inappropriées
Résilience
Exercice
Support mutuel

Les mots d'au-delà de l'horizon
L'intimidation : l'un des plus gros problèmes
Stress : isolement, mal du pays, difficultés relationnelles, problèmes culturels vs multi nationalités
Dépression et anxiété : un niveau alarmant pour la jeune génération dans le monde entier
Dépression avant, pendant et après les contrats
Idées suicidaires
La cocaïne et le porno internet

Improving the mental wellbeing of seafarers

Mr Simon Grainge, International Seafarers’ Welfare and Assistance Network (ISWAN)
L'ISWAN est une ligne d'assistance téléphonique gratuite, disponible 24h/24 et multilingue pour les gens de mer et leurs familles. L'ISWAN est concerné par le contact avec la famille, les facilités de débarquement et de bien-être, l'espace de vie, la rémunération, l'alimentation, le maintien en forme et en bonne santé, la formation et le développement personnel, l'interaction avec les autres, la charge de travail.

Les thèmes actuels des appels sont : le Covid, l'Ukraine, les agressions et le harcèlement sexuels, l'abandon, la fatigue, la santé mentale et le suicide.

Pour améliorer la santé mentale sur les navires, il faudrait :
  • Identifier les risques pour la santé mentale
  • Mettre en œuvre des stratégies de gestion des risques
  • Sensibiliser aux problèmes de santé mentale
  • Réduire la stigmatisation et les conséquences négatives de la recherche d'aide
  • Promouvoir des modes de vie mentalement sains
  • Établir des mécanismes efficaces de soutien et de réponse
Prendre soin de notre santé mentale est tout aussi important que prendre soin de notre santé physique. Plusieurs facteurs peuvent avoir un impact sur la santé mentale des gens de mer, tels que le stress au travail, les pressions familiales et les sorties à terre en escale limités. Être en mer peut également rendre difficile l'accès à l'assistance.

Cependant, l'ISWAN a développé une gamme de ressources d'auto-assistance pour aider les gens de mer à gérer et à faire face à la mauvaise humeur, au stress et à la fatigue, et à maximiser leur bien-être psychologique général. Il se compose d'une série de trois guides d'auto-assistance, d'une gamme de graphiques d'informations sur la santé mentale et le bien-être et d'un exercice de relaxation audio. La formation ISWAN aide les participants à reconnaître les premiers signes d'un équipage en difficulté et à développer les compétences nécessaires pour réagir efficacement. Ce sont des cours conçus pour être dispensés en ligne. Les cours sont développés en trois modules.

Module 1 : Introduction à la santé mentale. Sensibilise à la santé mentale et au bien-être, s'attaque à la stigmatisation et aux mythes courants et introduit une meilleure compréhension du langage et de la terminologie entourant la santé mentale et le bien-être psychologique.

Module 2 : Reconnaître les signes et première réponse. S'appuie sur l'introduction du module 1 à la sensibilisation à la santé mentale, développe la capacité des participants à reconnaître les signes et les symptômes des membres d'équipage qui peuvent avoir des problèmes de santé mentale, et introduit l'utilisation des premiers secours psychologiques comme cadre de réponse initiale.

Module 3 : Prévention du suicide. Fournit un niveau de formation plus avancé à ceux qui ont suivi les modules 1 et 2 pour bénéficier d'une meilleure compréhension de la sensibilisation, des risques et de la prévention du suicide.

The development of a standard for mental health awareness and wellness training for sea and shore staff in the merchant navy

Dr Chris Haughton, Haugton Maritime
La présentation a débuté par un exercice personnel sur le temps passé (travail, jardin, associations, temps passé en famille, etc.) avec des différences entre le temps effectif et le temps souhaité pour chaque partie.

Puis quelques mots sur la publication du MNTB (commission de formation de la marine marchande) sur la formation des gens de mer pour la sensibilisation et le bien-être à la santé mentale, formation qui se fait sur une participation volontaire sans évaluation formelle et peut être dispensée en ligne.

Résultats de la formation des gens de mer et/ou du personnel à terre :
  • Décrire les différents types et causes de mauvaise santé mentale
  • Reconnaître les changements de comportement chez soi et chez les autres
  • Eviter de juger et de stigmatiser les autres
  • Indiquer les actions à entreprendre ou à signaler
  • Reconnaître les mesures qui favorisent le bien-être

Healthy people at sea – joining the dots

Dr Imogen Stilz, Consultant occupational medicine at Shell Health
Le Dr Stilz a donné un aperçu de ce que Shell fait pour ses marins et son personnel à terre.

Conclusion :

There are several needs: more sport/muscles exercises, more welfare, more means of communications (and cheaper). But all these times allowed to above is taken on the rest time on board. And a great majority of seafarers are working on a 6/6 basis. When we add the permanent noise, the vibrations and the lengths of the contracts, the commercial pressure, etc. all are increasing the fatigue.

For a certain level of work, good mental health = less fatigue = more rest time = more crew on board to do the work = more expensive crew.

The final question is « who will pay »?
Cdt Hubert Ardillon
vice-président de l'AFCAN



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