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	<title>Information AFCAN &#8211; CESMA &#8211; IFSMA &#8211; AFCAN</title>
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	<title>Information AFCAN &#8211; CESMA &#8211; IFSMA &#8211; AFCAN</title>
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	<item>
		<title>CAPITAINE Ô MON CAPITAINE ! …  Ou « L’AFCAN en action pour sa pérennité »</title>
		<link>https://afcan.org/2025/05/30/capitaine-o-mon-capitaine-ou-lafcan-en-action-pour-sa-perennite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bureau AFCAN]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 May 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Information AFCAN - CESMA - IFSMA]]></category>
		<category><![CDATA[AI146]]></category>
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					<description><![CDATA[Par le Cdt Jacques Casabianca (AFCAN) Lors de la dernière assemblée générale de l’AFCAN qui s’est tenue à Paris les 25 et 26 mars 2025 entre autres sujets abordés, au-delà de l’ordre du jour, il en est un qui a émergé concernant la pérennité de l’association à travers le renouvellement de ses membres agissants en nombre et en qualité afin d’assurer une relève sereine et contrôlée. Si l’adage nous rappelle malicieusement que les cimetières sont remplis de gens irremplaçables nous sommes convenus que nous traversions une période critique et qu’il était temps d’envisager une action sérieuse et suivie. Deux solutions possibles et complémentaires furent envisagées après une série d’échanges confraternellement animés. L’une consiste à inviter nos adhérents nouveaux retraités à s’impliquer un peu plus dans l’association afin que nos plus jeunes collègues puissent profiter de leur expérience et de leur expertise ainsi que de leur pratique récente et maîtrisée des derniers codes et règlements en vigueur. C’est une évidence qui nous est apparue cruciale dans la mesure où, malgré nos efforts de veille réglementaire et d’information, bon nombre d’entre nous ont quitté la navigation depuis longtemps et sont moins affûtés sur ces domaines majeurs. Comment ? Proposer des articles relatifs à des expériences récemment vécues ou des évolutions réglementaires, participer aux réunions hebdomadaires pour échanger et débattre des thématiques abordées, se proposer pour prendre en charge le suivi d’actions portées par l’AFCAN (comité de lecture, articles pour le site internet, relation avec les partenaires, banquiers, assureurs, …) L’implication des collègues actifs est évidemment plus que bienvenue mais moins facile à gérer eu égard aux contraintes liées à la navigation et aux temps de repos indispensables à un bon équilibre de leur vie privée. Alors avis aux intéressés ! L’autre solution envisagée est celle que je me propose de développer et qui consiste à présenter aux étudiants de l’ENSM, une vision objective des risques et contraintes auxquels sont exposés les capitaines en activité. Cette démarche, avec l’assentiment des directions d’école bien entendu, pourrait se concrétiser par des interventions régulières de membres de l’AFCAN&#160;auprès des étudiants, accompagnées d’un support construit et validé par l’AFCAN sur la base de nos expériences conjointes et qui serait éventuellement remis aux participants. Il faut semer pour récolter&#160;! Une manière en amont de faire connaître le travail de l’AFCAN.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Par le Cdt Jacques Casabianca (AFCAN)</p>



<p>Lors de la dernière assemblée générale de l’AFCAN qui s’est tenue à Paris les 25 et 26 mars 2025 entre autres sujets abordés, au-delà de l’ordre du jour, il en est un qui a émergé concernant la pérennité de l’association à travers le renouvellement de ses membres agissants en nombre et en qualité afin d’assurer une relève sereine et contrôlée.</p>



<p>Si l’adage nous rappelle malicieusement que les cimetières sont remplis de gens irremplaçables nous sommes convenus que nous traversions une période critique et qu’il était temps d’envisager une action sérieuse et suivie.</p>



<p>Deux solutions possibles et complémentaires furent envisagées après une série d’échanges confraternellement animés.</p>



<p><strong>L’une consiste à inviter nos adhérents nouveaux retraités à s’impliquer un peu plus dans l’association afin que nos plus jeunes collègues puissent profiter de leur expérience et de leur expertise ainsi que de leur pratique récente et maîtrisée des derniers codes et règlements en vigueur. </strong></p>



<p>C’est une évidence qui nous est apparue cruciale dans la mesure où, malgré nos efforts de veille réglementaire et d’information, bon nombre d’entre nous ont quitté la navigation depuis longtemps et sont moins affûtés sur ces domaines majeurs.</p>



<p>Comment ?</p>



<p>Proposer des articles relatifs à des expériences récemment vécues ou des évolutions réglementaires, participer aux réunions hebdomadaires pour échanger et débattre des thématiques abordées, se proposer pour prendre en charge le suivi d’actions portées par l’AFCAN (comité de lecture, articles pour le site internet, relation avec les partenaires, banquiers, assureurs, …)</p>



<p>L’implication des collègues actifs est évidemment plus que bienvenue mais moins facile à gérer eu égard aux contraintes liées à la navigation et aux temps de repos indispensables à un bon équilibre de leur vie privée.</p>



<p><em>Alors avis aux intéressés !</em></p>



<p><strong>L’autre solution envisagée est celle que je me propose de développer et qui consiste à présenter aux étudiants de l’ENSM, une vision objective des risques et contraintes auxquels sont exposés les capitaines en activité.</strong></p>



<p>Cette démarche, avec l’assentiment des directions d’école bien entendu, pourrait se concrétiser par des interventions régulières de membres de l’AFCAN&nbsp;auprès des étudiants, accompagnées d’un support construit et validé par l’AFCAN sur la base de nos expériences conjointes et qui serait éventuellement remis aux participants.</p>



<p>Il faut semer pour récolter&nbsp;! Une manière en amont de faire connaître le travail de l’AFCAN.</p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>European Shipping Summit</title>
		<link>https://afcan.org/2025/05/26/european-shipping-summit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bureau AFCAN]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 May 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Information AFCAN - CESMA - IFSMA]]></category>
		<category><![CDATA[AI146]]></category>
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					<description><![CDATA[19/20 Mai 2025 &#8211; Bruxelles L&#8217;European Shipping Summit (ESS) 2025 a eu lieu à Bruxelles, en Belgique, au Musée Royal des Beaux-Arts, où CESMA était représenté par son président DIMITROV et son secrétaire général ARDILLON. Le sommet était organisé par l’Association des armateurs de la Communauté européenne (ECSA) et SEA Europe (Association des chantiers navals et des équipements maritimes). Trois thèmes principaux étaient abordés : l&#8217;environnement, l&#8217;industrie et l’humain. Le premier jour, il y a eu quatre sessions avec un choix de trois présentations sur les sujets ci-dessus. Le présent rapport couvre uniquement les sessions auxquelles nous avons assisté. WELCOME SESSIONS Industrie: Towards a Competitive EU Maritime Industrial Strategy. Par ECSA, Sea Europe &#38; European Dredging Association (EuDA) Le président de l&#8217;ECSA a commencé par les remarques suivantes : 250 000 personnes devraient être rééduquées et requalifiées d&#8217;ici 2030. Le directeur général adjoint de la DG GROW, Commission européenne, a parlé de : Le directeur de la DG Move, Commission européenne a ajouté ce qui suit : Pour le directeur général de Fuels Europe, l’Europe doit produire ses propres nouveaux carburants. Il existe des projets sur les carburants renouvelables, de nombreuses raffineries ont déjà investi et produisent des carburants renouvelables, la stratégie de transition vers les carburants renouvelables nécessite des investissements et une stabilité réglementaire. Il n&#8217;y a pas assez de biomasse pour la production de carburants renouvelables ou de carburants à faible teneur en carbone comme mesure supplémentaire. Le directeur exécutif d&#8217;EUROMAR pour la Grèce et le Moyen-Orient a déclaré que l&#8217;État du pavillon du Portugal, avait adopté des mesures pour promouvoir le transport maritime. L’Europe a besoin d’une stratégie pour restituer les navires appartenant à l’UE sous pavillon européen. La plupart des pavillons de complaisance sont contrôlés par les États-Unis. Pour le secrétaire général de Sea Europe, nous avons encore en Europe un savoir-faire et une expérience dans le domaine du transport maritime et de la fabrication d&#8217;équipements. Du côté de la demande de l’industrie de la production d’équipements, il existe des navires durables, des navires numériques. Du côté de l’offre, des investissements massifs sont nécessaires. Le secrétaire général de l&#8217;EuDA a déclaré que nous devrions lutter contre les mesures de protection des États-Unis et de la Chine. Humain: Shipping and the Drugs Trade – Continuing the Fight against Organized Crime and Illicit Trafficking. Par World Shipping Council (WSC) &#38; European Community Association of Ship Brokers and Agents (ECASBA) Il y a des années, la drogue était déjà en circulation. Au cours des deux dernières années, des mesures importantes ont été prises au niveau industriel, national et européen pour renforcer la sécurité des chaînes d&#8217;approvisionnement maritimes et pour organiser une réponse plus coordonnée entre les gouvernements, les forces de l&#8217;ordre et l&#8217;industrie. Les saisies dans les ports de livraison sont certes de plus en plus nombreuses, mais il faut continuer à réfléchir sur les maillons faibles de ces trafics de drogue, d&#8217;armes et d&#8217;êtres humains. Il y a une recherche permanente de nouvelles routes de trafic, y compris une diversification des routes de l&#8217;Afrique vers l&#8217;Europe, via l&#8217;Espagne ou Malte dans les ports secondaires. Les principaux pays d&#8217;origine sont l&#8217;Équateur, la Colombie, le Brésil, le Costa Rica, le Pérou et le Suriname. Nous devons travailler ensemble, compagnies maritimes et administrations. Le plus important est de partager l’information, et la conséquence est d’être plus précis sur les informations nécessaires. Une des solutions pour améliorer cette tâche pourrait être la mise en œuvre du code ISPS dans les petits ports. Il faudrait accorder plus d&#8217;attention aux jeunes, ce qui n&#8217;est pas si facile avec les adolescents, pour qu’ils n’entrent pas dans ce trafic illégal. Les drogues synthétiques représentent un problème nouveau et plus grave : des produits peuvent être fabriqués dans tous les pays et le niveau de production peut être plus élevé. Le prix attractif de ces produits constitue au premier abord un grand danger pour la jeune génération. L&#8217;opération la plus importante consiste en la prévention. MORNING SESSIONS Industrie: Shipping anchors the EU’s Future. Par Union of Greek Shipowners (UGS) M. Ioannis Vrailas, ambassadeur permanent représentant la Grèce auprès de l&#8217;UE a ouvert la session avec les remarques suivantes : nous devons renforcer l&#8217;Europe. Le transport maritime est un atout stratégique pour l’Europe. Cependant, de nombreuses personnes clés ne parviennent toujours pas à faire la différence entre navires / chips / moutons… M. Charles Michel, président émérite du Conseil de l&#8217;UE, a prononcé les mots suivants : Ensuite, il y a eu une présentation vidéo de l&#8217;UGS sur l&#8217;importance du transport maritime : Le transport maritime déplace le monde. Lien&#160;: www.youtube.com/watch?v=32m6RKBfsPI. Le directeur maritime de Transport &#38; Environment (T&#38;E) a parlé de la transformation d&#8217;autres secteurs économiques qui stimulent la transformation du transport maritime. Les combustibles fossiles doivent également être remplacés par d&#8217;autres combustibles, et les navires doivent alors s&#8217;adapter aux nouvelles réalités. L’énergie dont l’industrie maritime a besoin pour elle-même devrait conduire à réduire la dépendance de l’Europe à l’égard d’approvisionnements énergétiques à faible coût (comme la Russie). Pour le secrétaire général de l&#8217;UGS, le transport maritime, même s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un service 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour le commerce de ligne et de vrac, est en déclin dans l&#8217;UE au profit de l&#8217;Asie de l&#8217;Est. Cela crée de lourdes charges pour les petites et moyennes compagnies maritimes. Le verdissement du transport maritime doit aller de pair avec sa compétitivité. Il existe un besoin urgent d’une stratégie en matière d’énergie verte. Le fonds d’innovation de l’UE devrait être utilisé pour combler l’écart entre les prix des carburants maritimes verts et traditionnels. Des mesures sont également nécessaires de la part de la Commission européenne pour lutter contre le déclin de l&#8217;industrie européenne de la construction et de la réparation navale. Le chef de l&#8217;Unité Mobilité, DG CLIMA de l&#8217;UE, a ajouté ce qui est nécessaire et/ou en cours : Il existe une stratégie maritime industrielle de l’UE : approche holistique, résilience industrielle, stratégie pour la flotte existante. L’UE conservera alors sa part dans]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>19/20 Mai 2025 &#8211; Bruxelles</strong></p>



<p>L&rsquo;European Shipping Summit (ESS) 2025 a eu lieu à Bruxelles, en Belgique, au Musée Royal des Beaux-Arts, où CESMA était représenté par son président DIMITROV et son secrétaire général ARDILLON. Le sommet était organisé par l’Association des armateurs de la Communauté européenne (ECSA) et SEA Europe (Association des chantiers navals et des équipements maritimes). Trois thèmes principaux étaient abordés : l&rsquo;environnement, l&rsquo;industrie et l’humain.</p>



<p>Le premier jour, il y a eu quatre sessions avec un choix de trois présentations sur les sujets ci-dessus. Le présent rapport couvre uniquement les sessions auxquelles nous avons assisté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">WELCOME SESSIONS</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Industrie: Towards a Competitive EU Maritime Industrial Strategy. </h3>



<p>Par <strong>ECSA, Sea Europe &amp; European Dredging Association (EuDA)</strong></p>



<p>Le président de l&rsquo;<strong>ECSA</strong> a commencé par les remarques suivantes :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les armateurs et constructeurs navals de l&rsquo;UE doivent rester compétitifs au niveau international</li>



<li>Le transport maritime de l&rsquo;UE est un atout pour l&rsquo;Europe, il assure toutes les industries, y compris les plus vitales comme l&rsquo;industrie alimentaire</li>



<li>Il est temps d&rsquo;agir d&rsquo;urgence en matière de fiscalité</li>



<li>Investissement dans les carburants propres – 9 milliards d&rsquo;euros</li>



<li>Nouvelles compétences et formation des gens de mer, numérisation : priorité à l&rsquo;industrie maritime</li>



<li>Collaboration entre l&rsquo;industrie et les établissements d&rsquo;enseignement</li>



<li>En avançant l&rsquo;industrie vers la transition verte et numérique du transport maritime, environ</li>
</ul>



<p>250 000 personnes devraient être rééduquées et requalifiées d&rsquo;ici 2030.</p>



<p>Le directeur général adjoint de la <strong>DG GROW, Commission européenne</strong>, a parlé de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Compétitivité, prospérité, sécurité</li>



<li>Artisanat dans la construction navale et la production d&rsquo;équipements</li>



<li>Concurrence effrénée de l&rsquo;Asie</li>



<li>Les navires propres sont plus chers à l&rsquo;achat et à l&rsquo;exploitation</li>



<li>Question de la main d&rsquo;œuvre – formation, vieillissement des marins de l&rsquo;UE</li>



<li>Loi sur l&rsquo;industrie net zéro – carburants alternatifs</li>



<li>100 milliards d&rsquo;investissements pour soutenir l&rsquo;industrie propre de l&rsquo;UE</li>



<li>Programme d&rsquo;investissement Tech EU – coopération entre la Commission européenne et des entreprises privées</li>



<li>Réduction des exigences de reporting</li>



<li>D&rsquo;ici fin 2025, il y aura une nouvelle stratégie industrielle de l&rsquo;UE et une nouvelle stratégie industrielle maritime.</li>
</ul>



<p>Le directeur de la <strong>DG Move, Commission européenne</strong> a ajouté ce qui suit :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La Commission européenne veut combler l&rsquo;écart d&rsquo;innovation avec les États-Unis et la Chine</li>



<li>Nouvelle stratégie industrielle maritime – pour développer en Europe les types de navires dont l&rsquo;Europe a besoin</li>
</ul>



<p>Pour le directeur général de <strong>Fuels Europe</strong>, l’Europe doit produire ses propres nouveaux carburants.</p>



<p>Il existe des projets sur les carburants renouvelables, de nombreuses raffineries ont déjà investi et produisent des carburants renouvelables, la stratégie de transition vers les carburants renouvelables nécessite des investissements et une stabilité réglementaire. Il n&rsquo;y a pas assez de biomasse pour la production de carburants renouvelables ou de carburants à faible teneur en carbone comme mesure supplémentaire.</p>



<p>Le directeur exécutif d&rsquo;<strong>EUROMAR</strong> pour la Grèce et le Moyen-Orient a déclaré que l&rsquo;État du pavillon du Portugal, avait adopté des mesures pour promouvoir le transport maritime. L’Europe a besoin d’une stratégie pour restituer les navires appartenant à l’UE sous pavillon européen. La plupart des pavillons de complaisance sont contrôlés par les États-Unis.</p>



<p>Pour le secrétaire général de <strong>Sea Europe</strong>, nous avons encore en Europe un savoir-faire et une expérience dans le domaine du transport maritime et de la fabrication d&rsquo;équipements.</p>



<p>Du côté de la demande de l’industrie de la production d’équipements, il existe des navires durables, des navires numériques. Du côté de l’offre, des investissements massifs sont nécessaires.</p>



<p>Le secrétaire général de l&rsquo;<strong>EuDA</strong> a déclaré que nous devrions lutter contre les mesures de protection des États-Unis et de la Chine.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Humain: Shipping and the Drugs Trade – Continuing the Fight against Organized Crime and Illicit Trafficking. </h3>



<p>Par <strong>World Shipping Council (WSC) &amp; European Community Association of Ship Brokers and Agents (ECASBA)</strong></p>



<p>Il y a des années, la drogue était déjà en circulation. Au cours des deux dernières années, des mesures importantes ont été prises au niveau industriel, national et européen pour renforcer la sécurité des chaînes d&rsquo;approvisionnement maritimes et pour organiser une réponse plus coordonnée entre les gouvernements, les forces de l&rsquo;ordre et l&rsquo;industrie.</p>



<p>Les saisies dans les ports de livraison sont certes de plus en plus nombreuses, mais il faut continuer à réfléchir sur les maillons faibles de ces trafics de drogue, d&rsquo;armes et d&rsquo;êtres humains. Il y a une recherche permanente de nouvelles routes de trafic, y compris une diversification des routes de l&rsquo;Afrique vers l&rsquo;Europe, via l&rsquo;Espagne ou Malte dans les ports secondaires. Les principaux pays d&rsquo;origine sont l&rsquo;Équateur, la Colombie, le Brésil, le Costa Rica, le Pérou et le Suriname.</p>



<p>Nous devons travailler ensemble, compagnies maritimes et administrations. Le plus important est de partager l’information, et la conséquence est d’être plus précis sur les informations nécessaires. Une des solutions pour améliorer cette tâche pourrait être la mise en œuvre du code ISPS dans les petits ports.</p>



<p>Il faudrait accorder plus d&rsquo;attention aux jeunes, ce qui n&rsquo;est pas si facile avec les adolescents, pour qu’ils n’entrent pas dans ce trafic illégal.</p>



<p>Les drogues synthétiques représentent un problème nouveau et plus grave : des produits peuvent être fabriqués dans tous les pays et le niveau de production peut être plus élevé. Le prix attractif de ces produits constitue au premier abord un grand danger pour la jeune génération. L&rsquo;opération la plus importante consiste en la prévention.</p>



<h2 class="wp-block-heading">MORNING SESSIONS</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Industrie: Shipping anchors the EU’s Future. </h3>



<p>Par <strong>Union of Greek Shipowners (UGS)</strong></p>



<p>M. Ioannis Vrailas, <strong>ambassadeur permanent représentant la Grèce auprès de l&rsquo;UE</strong> a ouvert la session avec les remarques suivantes : nous devons renforcer l&rsquo;Europe. Le transport maritime est un atout stratégique pour l’Europe. Cependant, de nombreuses personnes clés ne parviennent toujours pas à faire la différence entre navires / chips / moutons…</p>



<p>M. Charles Michel, <strong>président émérite du Conseil de l&rsquo;UE</strong>, a prononcé les mots suivants :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Numérisation – nécessite des partenariats efficaces</li>



<li>Confiance, commerce, transformation</li>



<li>Unité, ambition, cohérence</li>



<li>Renforcement de la compétitivité et de la sécurité de l&rsquo;UE</li>



<li>Défense – investissement</li>



<li>Sécurité</li>



<li>Transport maritime – moteur clé de la compétitivité et de l&rsquo;innovation – moins de bureaucratie</li>



<li>Commerce : le transport maritime est une industrie mondiale qui nécessite une réglementation mondiale</li>



<li>L&rsquo;investissement n&rsquo;est plus une option, c&rsquo;est une nécessité</li>



<li>Investissement productif et stratégique</li>



<li>Développement du marché des capitaux de l&rsquo;UE – investissements transfrontaliers</li>
</ul>



<p>Ensuite, il y a eu une présentation vidéo de l&rsquo;<strong>UGS</strong> sur l&rsquo;importance du transport maritime : Le transport maritime déplace le monde. Lien&nbsp;: <a href="http://www.youtube.com/watch?v=32m6RKBfsPI">www.youtube.com/watch?v=32m6RKBfsPI</a>.</p>



<p>Le directeur maritime de <strong>Transport &amp; Environment (T&amp;E)</strong> a parlé de la transformation d&rsquo;autres secteurs économiques qui stimulent la transformation du transport maritime. Les combustibles fossiles doivent également être remplacés par d&rsquo;autres combustibles, et les navires doivent alors s&rsquo;adapter aux nouvelles réalités.</p>



<p>L’énergie dont l’industrie maritime a besoin pour elle-même devrait conduire à réduire la dépendance de l’Europe à l’égard d’approvisionnements énergétiques à faible coût (comme la Russie).</p>



<p>Pour le secrétaire général de l&rsquo;<strong>UGS</strong>, le transport maritime, même s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un service 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour le commerce de ligne et de vrac, est en déclin dans l&rsquo;UE au profit de l&rsquo;Asie de l&rsquo;Est. Cela crée de lourdes charges pour les petites et moyennes compagnies maritimes.</p>



<p>Le verdissement du transport maritime doit aller de pair avec sa compétitivité. Il existe un besoin urgent d’une stratégie en matière d’énergie verte.</p>



<p>Le fonds d’innovation de l’UE devrait être utilisé pour combler l’écart entre les prix des carburants maritimes verts et traditionnels.</p>



<p>Des mesures sont également nécessaires de la part de la Commission européenne pour lutter contre le déclin de l&rsquo;industrie européenne de la construction et de la réparation navale.</p>



<p>Le chef de l&rsquo;<strong>Unité Mobilité, DG CLIMA de l&rsquo;UE</strong>, a ajouté ce qui est nécessaire et/ou en cours :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Certitude réglementaire concernant les carburants propres</li>



<li>Mesures mondiales concernant la réglementation d&rsquo;un transport maritime plus écologique</li>



<li>Banque d&rsquo;hydrogène – financement du fonds Innovation</li>



<li>Accord sur l&rsquo;industrie propre</li>



<li>Production suffisante de carburants alternatifs en Europe et dans les pays tiers</li>



<li>Plan d&rsquo;investissement dans les transports durables</li>



<li>Stratégie portuaire</li>
</ul>



<p>Il existe une stratégie maritime industrielle de l’UE : approche holistique, résilience industrielle, stratégie pour la flotte existante. L’UE conservera alors sa part dans le transport maritime.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Humain : Closing the talent gap – how to empower diversity leadership in shipping. </h3>



<p><strong>By Danish shipping</strong></p>



<p>En 2021, les femmes représentaient 1,2% des marins, majoritairement dans le secteur non officier.</p>



<p>Pour Mme Petraki <strong>présidente de WISTA International</strong>, il y a un progrès, en chiffre absolu car il y a plus de marins et en chiffre relatif car le pourcentage augmente également, et pas seulement sur les navires, mais aussi dans le secteur maritime à terre. Les mentalités changent, la nouvelle génération travaille volontiers avec des femmes marins. Cela représente un avantage au travail pour tout le monde.</p>



<p>Selon Mme Jorgensen, la <strong>vice-présidente de Hafnia</strong> (Tankers Company), la compagnie employait 2 femmes en 2025, et environ 500 actuellement, soit environ 10 % de l&rsquo;équipage total. Pour y parvenir, Hafnia propose des contrats plus courts pour les femmes ayant de jeunes enfants. C&rsquo;est plus attrayant et c&rsquo;est également bon pour l&rsquo;ambiance de vie à bord.</p>



<p>Mme Ioannidou, de la <strong>DG MOVE de l&rsquo;UE</strong>, a déclaré qu&rsquo;il y avait des progrès, lents bien sûr, mais des progrès permanents. Il existe une réelle volonté dans l’industrie d’attirer les femmes. Mais nous devons travailler ensemble : l’industrie et les administrations pour rendre les réglementations plus attractives.</p>



<p>L&rsquo;éducation commence avant d&rsquo;entrer dans une école de navigation, a déclaré Mme Meijer, <strong>Nautilus</strong>. Nous devons mettre fin à la violence sur les navires. Or il semble, pour Mme Petraki, que les jeunes soient en réalité de plus en plus violents.</p>



<p>Il n’y a presque pas de femmes capitaines de bateaux fluviaux. Et de même, on peut noter qu&rsquo;en Grèce, pays maritime, il n&rsquo;y a pas de femmes pilotes ou capitaines de petits bateaux, ce qui pourrait être plus facile pour les femmes plus proches du rivage et des lieux de vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">AFTERNOON SESSIONS</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Industrie: Maritime Security in the Red Sea: Challenges and Strategic Responses for current and future threats. </h3>



<p>Par <strong>German Shipowners Association (VDR) &amp; French Shipowners Association (ADF)</strong></p>



<p>La crise actuelle est un exercice grandeur nature. C’est la preuve que la coopération entre marines marchandes et militaires est possible.</p>



<p>Pour <strong>MICA &amp; MSCIO</strong> (qui remplace MSCHOA), il y a trois préoccupations.</p>



<p>1ère : Piraterie. En 2023 : 28 événements, et en 2024 : 60 événements. On peut noter qu&rsquo;une majorité d&rsquo;événements se sont passés dans le golfe de Guinée.</p>



<p>2ème : mer Rouge. Les rebelles Houthis affectent considérablement le commerce. Plus de 700 armes ont été envoyées contre les navires en transit, même s&rsquo;il s&rsquo;agit plutôt de propagande puisque seuls quelques tirs ont réussi.</p>



<p>Toutefois, 120 navires ont été gravement touchés ou approchés. Et la mission ASPIDES a participé à plus de 300 protections rapprochées, avec plus de 20 ouvertures de feu.</p>



<p>3ème : Trafic de drogue.</p>



<p>Selon le représentant de l&rsquo;<strong>OTAN</strong>, la sécurité n&rsquo;est pas un problème local, mais mondial. Les incidents se multiplient en mer Baltique. A cela pourraient s&rsquo;ajouter la mer du Nord et l&rsquo;océan Atlantique Nord en raison de la présence de navires russes et de la flotte fantôme, même si ces zones sont surveillées par les marines militaires, ainsi que la mer Noire, la Syrie, et l&rsquo;Egypte.</p>



<p>Concernant la mer Baltique, la nouvelle menace concerne les câbles de communication. Et en raison de la présence importante de la flotte fantôme, il existe un risque important de catastrophe environnementale.</p>



<p>Pour avoir une bonne coopération marchande/militaire, la communication est très importante. Cela permet de construire un partenariat lorsque nous n&rsquo;avons aucun problème pour être prêt lorsque des problèmes surviennent.</p>



<p>Pour les <strong>armateurs</strong>, il y a une grande différence entre deux menaces : la piraterie, pour de l&rsquo;argent ; et pour des raisons politiques telles que le<em> Galaxy Leader</em>. Mais dans les deux cas, cela coûte très cher et les perspectives ne sont pas optimistes.</p>



<p>Les plans de sûreté ne couvrent pas cela – voir la mer Noire. Même si les équipages sont éduqués, formés et entrainés. Il ne s&rsquo;agit pas seulement de la mer Rouge, plusieurs zones sont concernées ailleurs. Nous devons repenser nos procédures, nos stratégies.</p>



<p>Concernant les perspectives en mer Rouge, il convient de noter que les rebelles Houthis ne connaissent que la guerre ; et ils sont approvisionnés par l&rsquo;Iran. Bien entendu, les menaces se concentrent en réalité sur les navires israéliens ou sur la marine américaine.</p>



<p>L’une des conséquences est de savoir comment attirer aux jeunes et les convaincre de choisir ce métier en les informant d’une part, des aléas mais aussi, de la prise de conscience de la profession et des mesures mises en œuvre pour y remédier.</p>



<p>Enfin, le transport maritime devrait être soutenu par le personnel politique.</p>



<p>Dernier mot du <strong>MICA</strong>, la flotte fantôme est estimée à plus de 700 navires, sans compter les opérations ship to ship. Et rien ne peut être fait si ces opérations sont menées dans les eaux internationales, ni inspection, ni contrôle.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Humain : People at the Helm: Navigating the Future of Shipping. </h3>



<p>Par <strong>ECSA, European Transport Workers’ Federation (ETF) &amp; International Chamber of Shipping (ICS)</strong></p>



<p>L&rsquo;avenir des emplois maritimes, selon le vice-président de l&rsquo;<strong>ECSA</strong>, nécessite une évolution des personnes en raison des transformations technologiques. Il appelle au renouvellement des connaissances et au perfectionnement des travailleurs.</p>



<p>Le secteur des transports de l&rsquo;UE souffre d&rsquo;un manque de personnel et d&rsquo;une main-d&rsquo;œuvre vieillissante. Il est donc nécessaire d&rsquo;investir dans l&rsquo;éducation maritime, ce qui signifie des subventions et des programmes de formation.</p>



<p>Il devrait y avoir une forte collaboration entre l&rsquo;UE, l&rsquo;OMI et l&rsquo;OIT, afin d&rsquo;avoir une concurrence équitable, de promouvoir la sécurité et de donner aux marins actuels les moyens de leur assurer une carrière à long terme.</p>



<p>Pour le secrétaire général de l&rsquo;<strong>ICS</strong>, les sujets les plus importants sont la décarbonation, la digitalisation (ou numérisation) et les innovations technologiques. En avril, les changements apportés au MLC seront approuvés à l&rsquo;OIT à Genève.</p>



<p>L&rsquo;automatisation et les carburants alternatifs stimulent l&rsquo;innovation de l&rsquo;industrie maritime ; il y a besoin d&rsquo;une formation appropriée et de qualifications supplémentaires. Cela devrait donner lieu à des parcours de carrière clairement attrayants.</p>



<p>Pour la <strong>DG MOVE de l&rsquo;UE</strong>, à propos des problèmes des gens de mer du MASS, l&rsquo;Europe doit être leader dans la révision du STCW.</p>



<p>Le directeur principal, analyste politique, affaires sociales et finances, <strong>ECSA</strong>, a parlé du changement de culture dû à la transformation de l&rsquo;industrie et de la nécessité de renouveler l&rsquo;éducation sur les compétences générales et le leadership.</p>



<p>Le directeur du travail, <strong>ICS</strong>, est revenu sur les questions liées au COVID et à la protection des gens de mer à bord.</p>



<p>Le responsable principal des compétences humaines au <strong>LR’s Decarbonisation Hub</strong> parle des problèmes de conception des navires utilisant l&rsquo;ammoniac et l&rsquo;hydrogène comme carburants maritimes, associés à la formation et aux nouvelles exigences de compétences pour le personnel des navires et à terre, sur la formation spéciale sur l&rsquo;utilisation des équipements de sécurité, les protocoles de sécurité à distance et la surveillance automatique. Il faut également connaître la compatibilité matérielle de l&rsquo;ammoniac avec les matériaux à bord.</p>



<p>Pour faire court : les navires verts sont synonymes d’emplois verts.</p>



<p>Le rapport de BIMCO/ICS fait état, pour 2025, d’un déficit de 90 000 marins. Il existe un besoin de communication, de cohésion et de collaboration entre les parties prenantes pour résoudre les problèmes des gens de mer. Nous devons également être conscients des différences culturelles à bord du navire.</p>



<p>Le responsable politique principal pour le transport maritime, <strong>ETF</strong>, a souligné la complexité des solutions et des défis, tant pour la durabilité environnementale que pour la durabilité sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">CLOSING SESSIONS</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Humain: Decarbonisation Beyong Technology: The Power of Human Action. </h3>



<p>Par <strong>European Tugowners Association (ETA) &amp; European Maritime Pilot Association (EMPA)</strong></p>



<p>L&rsquo;<strong>EMPA</strong> propose trois voies en matière de décarbonation :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Améliorer la procédure en matière de logistique ; à titre d&rsquo;exemple, navire arrivant au port à pleine vitesse puis mouillant car poste à quai encore occupé</li>



<li>Réduire les émissions de nos propres bateaux</li>



<li>La formation de l&rsquo;équipage signifie la sécurité du pilote</li>
</ul>



<p>Le bateau-pilote à pleine vitesse n&rsquo;est pas requis à tout moment. Pour cela, nous avons besoin d’une meilleure collaboration et communication entre les pilotes, les remorqueurs, les postes d’amarrage et les agents. Ce sont les clés.</p>



<p>Il y a aussi le problème de la Notice of Readiness (NOR). À son arrivée, un navire doit présenter la NOR, et ensuite le même navire se rendra au mouillage, le temps d&rsquo;attente étant payé par le terminal. Si la règle change, il sera possible pour les navires d&rsquo;ajuster leur vitesse afin de ne pas attendre et en même temps de réduire les émissions.</p>



<p>Pour <strong>ETA</strong>, même si de nouveaux carburants arrivent, ils ne sont pas si pratiques. Nous devons changer l’attitude des gens et la coopération avec les pilotes est la clé. Avec une meilleure coopération et communication, nous pouvons optimiser le mouvement des navires.</p>



<p>On pourrait vérifier l&rsquo;organisation portuaire en échangeant avec d&rsquo;autres ports en Europe pour diminuer les émissions.</p>



<p>A titre d&rsquo;exemple, il y a dans un port européen un remorqueur neuf avec la consommation affichée en direct à la passerelle. Avec un capitaine de remorqueur expérimenté utilisant habituellement son moteur en avant toute et arrière toute, il a été constaté que le comportement de ce capitaine a fortement changé.</p>



<p>L&rsquo;<strong>Université Piri Reis</strong>, en Turquie, présente la Greenport Alliance, un pas de plus vers un transport maritime vert.</p>



<p>Les plus gros navires représentent 80 % de la pollution causée par le transport maritime. Les petits navires tels que les remorqueurs, les bateaux d&rsquo;amarrage, les bateaux-pilotes, jouent un rôle important dans les ports, mais ils ne sont soumis pas à la réglementation (5 000 de jauge brute (GT) et plus). Être exclu du règlement ne signifie pas que les armateurs de ces navires de moins de 5 000 GT ne s&rsquo;efforcent pas de réduire leurs émissions. Un changement d’attitude et de comportement humain est alors l’une des mesures pour un avenir durable.</p>



<p>Greenport Alliances se concentre sur les services portuaires dans le cadre de la stratégie du Green Deal visant à décarboner l’industrie maritime. Il vise à créer et à mettre en œuvre des programmes innovants d’institut d’enseignement supérieur (HEI) et d’enseignement et de formation professionnels ciblant le changement de comportement et le développement de nouvelles compétences dans les opérations de services portuaires, afin de réduire les émissions de ce secteur.</p>



<p>Greenport Alliances cible le secteur spécifique des services portuaires. Après un exercice d&rsquo;identification, de collecte de données et d&rsquo;analyse, il élabore des cursus selon 3 axes d&rsquo;apprentissage modulaires :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Étudiants des HEI (futur personnel)</li>



<li>Professionnels en activité</li>



<li>Les éducateurs et formateurs des deux filières</li>
</ul>



<p>Analyse des besoins :</p>



<p><em>Pour l&rsquo;industrie :</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Développement des compétences et formations nécessaires pour améliorer les pratiques environnementales</li>



<li>Les opportunités de formation actuelles sont limitées</li>



<li>Les normes de sécurité restent une priorité qui ne doit pas être compromise par les objectifs de réduction des émissions</li>
</ul>



<p><em>Pour le milieu universitaire :</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les principes de durabilité doivent être intégrés dans l’éducation maritime</li>



<li>Un besoin de plus de ressources et de matériels</li>
</ul>



<p>Résultats</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Implication active des pilotes dans la planification des initiatives portuaires</li>



<li>Participation active des pilotes aux recherches et aux projets</li>



<li>Changement de comportement par la formation et la sensibilisation</li>



<li>Collaboration entre les parties prenantes</li>



<li>Optimisation de la chaîne d&rsquo;approvisionnement</li>



<li>Minimisation du temps de fonctionnement du moteur</li>



<li>Optimisation de la vitesse de fonctionnement</li>



<li>Publication périodique de rapports</li>



<li>Planification précise d&rsquo;itinéraire</li>



<li>Optimisation des itinéraires de navigation en temps réel</li>



<li>Entretien régulier des moteurs des remorqueurs</li>



<li>Utilisation de biocarburants pour les remorqueurs</li>



<li>Utilisation d&rsquo;outils de simulation</li>
</ul>



<p>Selon <strong>EuDA</strong>, changer le comportement humain consiste d&rsquo;abord à faire un inventaire de tous les éléments, y compris les éléments secondaires comme le mental.</p>



<p>Si la vitesse du navire diminue, le nombre augmentera. Quel sera l’effet réel sur les émissions et sur l’écosystème ? Il faut modérer l&rsquo;administration pour avoir un bon choix.</p>



<p>La <strong>Fédération européenne des entreprises et terminaux portuaires privés</strong> (FEPORT) représente les manutentionnaires. Il existe déjà des initiatives sur les équipements et les compétences, elles donnent des résultats probants. Nous devrions supprimer les mouvements inutiles. Mais sans information, rien ne peut se faire.</p>



<p>Une partie du système européen d’échange de quotas d’émission (ETS) va vers le port, car nous faisons partie de l’industrie. Il devient nécessaire de parler avec la Commission européenne pour que cette partie soit mieux distribuée.</p>



<p><strong>À la question : Élément humain : de quoi avons-nous besoin ?</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>EMPA</strong> : nous devons nous concentrer sur le rôle et la sécurité, si nous avons besoin de puissance, nous devons l&rsquo;utiliser</li>



<li><strong>EuDA</strong> : changement de réputation, stratégie portuaire, organisation des ports, nouvelles dragues</li>



<li><strong>FEPORT</strong>: tous dans la nouvelle approche, pour être dans les stratégies, les ports doivent être à l&rsquo;ordre du jour</li>



<li><strong>EMPA</strong> : les personnes sont la clé ; cela devrait être reconnu dans l’organisation portuaire</li>



<li><strong>ETA</strong> : les clés de l&rsquo;industrie maritime : sûreté, sécurité, donc facteurs humains.</li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="571" height="761" src="https://afcan.org/wp-content/uploads/2025/05/image.png" alt="" class="wp-image-2180" srcset="https://afcan.org/wp-content/uploads/2025/05/image.png 571w, https://afcan.org/wp-content/uploads/2025/05/image-225x300.png 225w" sizes="(max-width: 571px) 100vw, 571px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Les cdts DIMITROV et ARDILLON, président et secrétaire général de CESMA</em></figcaption></figure>
</div>


<p>Le deuxième jour, le programme annonçait quatre conférences de haut niveau.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mots de bienvenue du secrétaire général de l&rsquo;ECSA</h2>



<p>À l’occasion du 60e anniversaire de l’ECSA, le transport maritime est la pierre angulaire de l’économie. L’Europe contrôle 30 % du transport maritime mondial, pour 15 % de l’économie mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Introduction de la journée par le président de l&rsquo;ECSA</h2>



<p>L&rsquo;ECSA représente 37 % de la flotte européenne, pour 67 % du commerce de l&rsquo;UE effectué par voie maritime. Le transport maritime est la pierre angulaire de l’énergie, de l’alimentation et de la sécurité. Le transport maritime européen est un atout stratégique pour l’Europe ainsi qu’un atout géopolitique. La flotte européenne s&rsquo;agrandit.</p>



<p>Il y a des investissements dans le partenariat, la transition énergétique et la sécurité. Cependant, ces dernières années, les banques ont réduit le financement du transport maritime.</p>



<p>L&rsquo;UE a promis de réduire la charge administrative pesant sur les armateurs. Nous devons investir dans la main-d&rsquo;œuvre pour le transport maritime, afin de maintenir l&rsquo;attractivité du transport maritime et ainsi permettre à l&rsquo;industrie d&rsquo;être compétitive. Mais il convient de noter que dans l&rsquo;UE, 250 000 marins auront besoin d&rsquo;une nouvelle formation leur permettant d&rsquo;acquérir de nouvelles compétences.</p>



<p>Le <strong>commissaire européen Transports et Tourisme durables</strong> a parlé de sûreté – nous sortons d’une transformation profonde en raison des turbulences géopolitiques et des guerres commerciales. Pour faire face et s’engager en faveur de la sûreté des routes commerciales, les priorités fondamentales de l’Europe devraient être l’investissement dans la compétitivité et la décarbonation.</p>



<p>La construction navale en Europe est passée de 45 % du marché au début des années 1980 à 5 % aujourd’hui.</p>



<p>Pour garantir des conditions stables, prévisibles et équitables aux opérateurs maritimes européens, l’UE doit capitaliser sur son savoir-faire et, avec une indépendance économique, un plan financier pour les infrastructures portuaires – comme la fourniture d’électricité à quai – et le transport maritime, des investissements importants dans la formation et le perfectionnement des marins de l’UE, elle peut assurer une position de leader dans le transport maritime.</p>



<p>Discours d&rsquo;ouverture 1<sup>ère</sup> conférence : le <strong>président du groupe Neptune et président de l&rsquo;UGS</strong> a introduit la première conférence avec les mots suivants : L&rsquo;Europe contrôle 34 % de la flotte mondiale. Mais les solutions environnementales ne doivent pas nuire à la compétitivité et à la durabilité des armateurs européens. Les investissements doivent profiter aux employés, à la compétitivité et aux infrastructures.</p>



<h2 class="wp-block-heading">GEOPOLITICS AND SHIPPING</h2>



<p>M. Paul Krugman, <strong>économiste et lauréat du prix Nobel</strong>, a déclaré que les guerres commerciales ont commencé depuis les États-Unis pour lutter contre l&rsquo;excédent commercial de la Chine. Le monde est devenu plus dangereux.</p>



<p>Le <strong>Ministre finlandais des Transports et des Communications</strong> a parlé de la mer Baltique et de l&rsquo;importance du transport maritime dans cette région.</p>



<p>Pour le <strong>président-directeur général de Grimaldi Euromed et président de l&rsquo;ICS</strong>, il existe un déficit chronique dans certains pays. L’élément humain est d’une grande importance et il y a effectivement une pénurie de marins.</p>



<p>Selon le <strong>vice-président du groupe S&amp;D au Parlement européen</strong>, le fonds d&rsquo;innovation financera la transition énergétique. La décarbonation de l’Europe pourrait accroître son indépendance par rapport à sa dépendance énergétique actuelle vis-à-vis des États-Unis et de pays tiers (Russie) pour l’approvisionnement en énergie (GNL).</p>



<p>Le <strong>directeur général de Peter Döhle Schiffahrts-KG et président de l&rsquo;association des armateurs allemands</strong> a déclaré que le consommateur paie le déroutement du passage du canal de Suez vers le cap de Bonne-Espérance.</p>



<p>Discours d’ouverture de la 2<sup><u>ème</u></sup> conférence : en guise de transition, le <strong>PDG de MSC et président du World Shipping Council (WSC)</strong> a résumé en parlant de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Défis géopolitiques et changement climatique</li>



<li>Navires bi-carburants</li>



<li>Navires à carburant alternatif à un coût raisonnable</li>
</ul>



<p>Puis, pour introduire la 2<sup>ème</sup> conférence, il y a eu une présentation de l&rsquo;étude Deloitte sur la compétitivité du transport maritime européen. Le transport maritime de l’UE perd chaque année 1 % de sa part de marché (40 % avant le COVID, aujourd’hui 35 %).</p>



<p>Le résultat du benchmark : Singapour 7,8, Londres 6,5, Hong Kong 6,3, New York 5,2, Dubaï 4,4, Shanghai 3,8</p>



<p>Pour améliorer la compétitivité du transport maritime de l’UE par rapport aux centres maritimes internationaux, quatre recommandations clés ont été tirées de l’étude de référence :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Développer une stratégie maritime européenne d&rsquo;avenir</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Maintenir les groupes d’action de surface (SAG) pour le transport maritime</li>



<li>Soutenir une industrie maritime européenne forte à travers une stratégie de cluster maritime</li>



<li>Guider et promouvoir les activités maritimes de l’UE</li>



<li>Aligner et simplifier la réglementation</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Aligner l&rsquo;UE sur les conventions internationales (OMI/OIT)</li>



<li>Promouvoir la digitalisation et la standardisation des processus administratifs</li>



<li>Réduire les charges réglementaires</li>



<li>Permettre les investissements dans le transport maritime</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Élargir la boîte à outils de solutions de financement</li>



<li>Faciliter l&rsquo;accès au financement privé pour les armateurs de l&rsquo;UE</li>



<li>Réinvestir les revenus de l&rsquo;EU ETS dans la transition énergétique</li>



<li>Renforcer la main-d&rsquo;œuvre maritime</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Améliorer l&rsquo;attractivité des métiers des gens de mer</li>



<li>Fidéliser et perfectionner les marins sur les nouveaux carburants / digitalisation</li>



<li>Soutenir les normes internationales des gens de mer (IMO STCW)</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">INDUSTRIAL COMPETITIVENESS</h2>



<p>Le <strong>ministre des Affaires maritimes et de la Politique insulaire de Grèce</strong> a commencé par dire : Le libre-échange est la mère du marché.</p>



<p>Ensuite, le <strong>vice-président exécutif et directeur financier de CMA CGM</strong> a déclaré qu&rsquo;il existe un accord sur l&rsquo;utilisation de carburants verts partout dans le monde via les réglementations de l&rsquo;OMI.</p>



<p>Cependant, nous allons trop lentement. Ensemble, nous serons plus forts, c&rsquo;est un jeu collectif. En tant que compagnie maritime, nous avons un rôle à jouer. Nous devons relever deux défis : le prix et le volume. En réalité, le prix du carburant vert est six fois supérieur à celui des anciens carburants. Concernant le volume, nous avons besoin de plus de soutien pour investir, il est possible d&rsquo;accepter un bénéfice modéré, mais nous avons également besoin d&rsquo;un soutien public. Tout comme nous avons également besoin d’un soutien pour pouvoir stocker du carburant vert en dehors de l’Europe, nous avons besoin d’une norme mondiale en matière de carburant.</p>



<p>Pour le <strong>directeur général de la DG CLIMA, Commission européenne</strong>, la décarbonation est une opportunité. Le programme de décarbonation, dans le cadre du pacte vert, pourrait amener les armateurs européens à l’avant-garde du secteur. L&rsquo;UE soutient le partage du risque d&rsquo;investissement dans les technologies vertes avec le secteur privé en restituant les bénéfices de l&rsquo;investissement dans l&rsquo;innovation pour une approche de nivellement mondiale à l&rsquo;OMI pour la décarbonation.</p>



<p>Selon le <strong>PDG de Prominence Maritime et vice-président de BIMCO</strong>, la réglementation, le financement, la technologie ; tout doit être combiné pour réussir l&rsquo;entreprise</p>



<p>Le <strong>PDG de DFDS et président de Danish Shipping</strong> a insisté pour que l&rsquo;argent du ETS (Emissions Trade Scheme) soit restitué aux armateurs pour combler l&rsquo;écart de prix lors de l&rsquo;utilisation de carburants verts.</p>



<p>Discours d’ouverture, en début d’après-midi, par la <strong>directrice générale, DG MOVE, EU Commission</strong>.</p>



<p>Elle est revenue sur la pénurie de main-d&rsquo;œuvre dans l&rsquo;industrie maritime que ce soit à bord des navires ou à terre, et sur la manière d&rsquo;attirer et de retenir les jeunes dans l&rsquo;industrie maritime. La MLC n&rsquo;est pas assez attractive. Le transport n&rsquo;est pas une carrière de premier choix. Les compétences sont importantes ; elles constituent le défi numéro 1 pour attirer les jeunes. Également, les compétences en matière de construction navale, de perfectionnement et de reconversion sont importantes pour maintenir les personnes dans une carrière longue.</p>



<p>Les clusters maritimes doivent travailler à résoudre les problèmes de l&rsquo;industrie de manière complexe</p>



<h2 class="wp-block-heading">BUILDING INDUSTRIAL CAPACITY: THE SKILLS CHALLENGE</h2>



<p>Dans un premier temps, le directeur de la <strong>DG MOVE de la Commission européenne</strong> a rappelé que l&rsquo;Europe doit perfectionner 250 000 marins pour maintenir sa compétitivité.</p>



<p>La <strong>vice-ministre du transport maritime de Chypre</strong> a déclaré que le transport maritime de l&rsquo;UE est unique ; et l’apprentissage tout au long de la vie est important pour les gens de mer. Les déficits de compétences doivent être identifiés en permanence, puis des corrections doivent être développées.</p>



<p>Pour la <strong>secrétaire générale de l&rsquo;ETF</strong>, les Européens ne sont pas prêts à travailler dans les conditions dans lesquelles d&rsquo;autres personnes hors d&rsquo;Europe acceptent. Nous ne sommes pas compétitifs. Il y a plusieurs problèmes. Le premier est de savoir comment vivre en Europe de la même manière que dans les autres pays. Deuxièmement, il y a la préparation, les pavillons de complaisance ne se soucient pas de la réglementation. Troisièmement, il y a une simplification : seuls les marins européens travaillent, en raison des enquêtes et des inspections, selon les règles de l&rsquo;OIT, cela ne peut pas être attractif. Les conditions de travail sont la question cruciale.</p>



<p>Cependant, selon la <strong>présidente de WISTA International</strong>, les enquêtes permettront de comprendre ce qui ne va pas et ensuite de corriger.</p>



<p>Le <strong>directeur du ministère polonais des Infrastructures</strong> a insisté sur le fait que l&rsquo;Europe doit investir dans les compétences et l&rsquo;éducation. C&rsquo;est la seule façon d&rsquo;encourager les jeunes à travailler dans le secteur de la construction navale et du transport maritime. L’Europe devrait avoir une approche globale.</p>



<p>Le s<strong>ecrétaire général de Sea Europe</strong> a déclaré que la digitalisation devient un problème pour lequel des compétences spécifiques doivent être abordées. Les principaux chantiers navals investissent beaucoup dans la formation. La mobilité a un grand rôle à jouer, elle diminue les coûts ; surtout si nous pouvions avoir une mobilité entre les ports et les navires. La solution est la numérisation et l’automatisation ; cela pourrait aider à remédier à la pénurie de main-d’œuvre. Mais pour cela, différentes compétences sont nécessaires.</p>



<p>Le <strong>PDG de Lemissoler Navigation et le président de Cargill Ocean Transportation</strong> ont conclu en affirmant que de meilleures conditions de travail attireraient des gens vers cette industrie.</p>



<p>Discours d’ouverture du <strong>vice-président, Regulatory Affairs, ABS</strong> : il y a trois préoccupations principales.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Décarbonatation</li>



<li>Flotte fantôme</li>



<li>Réfugiés en Méditerranée</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">ENERGY TRANSITION</h2>



<p>Le <strong>PDG de l’Association des armateurs allemands</strong> a commencé par le rapport Dragi, d’une très grande importance pour l’avenir de l’Europe. L’ETS générera 9 milliards d’euros.</p>



<p>Pour un <strong>député européen, groupe Renew</strong>, il existe un plan d’investissement ainsi qu’une volonté de simplification des règles. Mais la difficulté est de trouver des financements.</p>



<p>Pour un autre <strong>député européen, groupe Greens</strong>, l’UE doit conduire la transition. Nous devrions parler avec les producteurs d&rsquo;énergie, demander de produire plus de capacité, ce qui semble impossible pour le moment.</p>



<p>Suivant le <strong>directeur exécutif de Transports &amp; Environment</strong>, nous avons désormais un ensemble de réglementations prêtes. Le prochain défi est de les mettre en vigueur d’ici deux ou trois ans. Nous pouvons utiliser ETS pour cette opportunité.</p>



<p>Le <strong>PDG d&rsquo;Odfjell et président de l&rsquo;Association des armateurs norvégiens</strong> a déclaré que l&rsquo;ETS, en UE, est mise en œuvre avec succès. Cela signifie que l’UE peut désormais parler d’une seule voix.</p>



<p>Pour conclure ces propos, le <strong>directeur général de DNV Maritime Advisory</strong> a enfoncé le clou&nbsp;: le transport maritime est une industrie mondiale, la capacité en matière de carburant vert devrait donc être également mondiale.</p>



<p></p>



<p><strong>Capt. Dimitar DIMITROV, PHD, FNI</strong><br>CESMA President and IMO GMA for Bulgaria</p>



<p><strong>Capt. Hubert ARDILLON</strong><br>CESMA Secretary general</p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>CESMA – 30e COUNCIL MEETING &#038; AGA</title>
		<link>https://afcan.org/2025/05/20/cesma-30eme-council-meeting-aga/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bureau AFCAN]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 May 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Information AFCAN - CESMA - IFSMA]]></category>
		<category><![CDATA[AI147]]></category>
		<category><![CDATA[CESMA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://afcan.org/?p=2233</guid>

					<description><![CDATA[15/16 mai 2025, Lisbonne, Portugal Les 15 et 16 mai derniers, CESMA tenait son Conseil et Assemblée générale à Lisbonne, ville maritime s’il en est. L’organisation avait été confiée à l’association SINCOMAR, association portugaise de capitaines, basée à Lisbonne. Le lieu avait également été choisi parce que c’était la 30e Assemblée, et nous avions la possibilité de la tenir dans les locaux de l’Agence Européenne de Sécurité Maritime (AESM), un lieu symbolique pour les capitaines européens. COUNCIL MEETING Après quelques consignes de sécurité, le Conseil est accueilli par le président de SINCOMAR, le capitaine José TEXEIRA&#160;: Bienvenue à la 30ème réunion du Conseil d’administration de CESMA C&#8217;est avec grand plaisir que SINCOMAR accueille tous les délégués et invités dans la belle ville de Lisbonne. Cette étape importante reflète notre engagement commun en faveur de l’excellence maritime, de la coopération et du progrès. Que votre séjour ici soit inspirant, productif et enrichi par l’esprit d’amitié et de collaboration. Merci beaucoup pour votre présence et nous espérons que vous aurez le temps d&#8217;explorer la ville de Lisbonne. Puis, le président, le capitaine Dimitar DIMITROV a ouvert la 30ème réunion du Conseil de CESMA dans les installations de SINCOMAR/FESMAR. Il a d&#8217;abord exprimé ses remerciements au NVKK pour l&#8217;organisation du précédent Conseil et de l&#8217;Assemblée générale à Rotterdam l&#8217;année dernière. Cette année marque le 30e anniversaire de CESMA. Le monde change chaque jour et très vite. Nous devons ajuster nos connaissances professionnelles. Nous pouvons aussi devenir plus forts si nous sommes ensemble. C’est la voie à adopter afin d’aider nos membres à rester le plus en sécurité possible. Après avoir remercié SINCOMAR pour son organisation, le président capitaine Dimitar DIMITROV a déclaré ouvert le 30ème Conseil de CESMA, ne doutant pas que les discussions porteront sur des sujets importants pour les marins et les capitaines. CESMA est composé de 21 associations de capitaines représentant 15 pays européens, plus le Monténégro qui ne fait pas encore partie de l’UE. La plupart des associations étaient présentes, ou représentées pour deux d’entre elles. Nous étions 19 représentants, certaines associations ayant délégué plusieurs capitaines. Des excuses ont été envoyées par les membres n’ayant pu venir pour des raisons professionnelles (majoritairement car en mer), économiques ou personnelles. Ce fut le cas pour la Finlande &#8211; HSF, l&#8217;Italie – IYM, la Lettonie &#8211; LKKA, la Lituanie &#8211; LCC, le Monténégro &#8211; UPKCG, la Roumanie &#8211; ANCR. Une attention particulière a été accordée au courrier reçu deux jours avant le Conseil de la part de l&#8217;Italie-CTPC dont la nouvelle présidente, la capitaine Milenia MODUGNO, n&#8217;a pas pu venir comme souhaité en raison d&#8217;un accident. Il est à noter que l&#8217;IFSMA et l&#8217;EMPA, invités à l&#8217;Assemblée générale du 16 mai, ont délégué le capitaine Jim SCORER pour l&#8217;IFSMA et le capitaine Erik DALEGE pour l&#8217;EMPA. Puis comme à l’habitude, chaque membre du conseil se présente et mentionne l’association de capitaines et le pays qu’il représente. À la fin de la présentation, une minute de silence a été observée à la mémoire du capitaine Croate Juraj KARNINCIC, décédé en janvier. Le capitaine Darko GLAZAR, président de ZHUPK &#8211; Croatie, a prononcé les mots suivants : Juraj KARNINCIC est né à Bol en 1945 dans une famille engagée dans la pêche et le transport maritime. Il est décédé en 2025. Il a complété l&#8217;école secondaire maritime, département nautique, à Split, et l’École maritime supérieure à Rijeka. En 1964, il débute sa longue carrière en embarquant comme cadet. Il réussit son examen de capitaine à l’âge de 26 ans et est promu capitaine à 31 ans. Il a passé la majeure partie de sa carrière maritime à naviguer sur des navires de la « Jugolinija » de Rijeka et, vers la fin de sa carrière, il a navigué sur des navires battant pavillon étranger. Il commanda le navire-école Vila Velebita de l&#8217;École maritime de Bakar, une école avec une tradition de 176 ans. Il a longtemps été président de l’Association des capitaines de l’Adriatique Nord et a écrit des articles professionnels pour diverses revues spécialisées et plateformes en ligne. Avec son esprit joyeux et son plaidoyer actif pour la protection de l&#8217;honneur de la profession maritime et la valorisation du patrimoine maritime, il était très apprécié au sein de la communauté maritime de Rijeka et au-delà. Selon ses mots, tirés d&#8217;une interview : « Naviguer sur la mer est une inspiration pour tout le monde. Pour moi, la mer est mon amour, elle fait partie de mon âme, la mer est mon métier et j&#8217;aime tout ce qui est étroitement lié à la mer et aux navires. Quand vous êtes sur un bateau quelque part sur l&#8217;un des trois océans, vous savez, parfois vous vous sentez impuissant en vous voyant sur cette vaste étendue. Mais ces océans sont aussi incroyablement beaux, surtout la nuit lorsque vous regardez le ciel, les étoiles et les planètes. Reconnaître quelle planète est laquelle, à ce moment-là, vous vous sentez comme un véritable capitaine de navire – un capitaine qui a confiance en lui, qui respecte la mer et qui aime le monde entier… » Sous-comité Résolutions Le capitaine DIMITROV, président, propose la création d’un sous-comité en charge de l’écriture des résolutions adoptées pendant l’Assemblée générale. Proposition adoptée à l’unanimité. Le premier sous-comité est composé comme suit&#160;: Finances Présentation par le secrétaire général 2024 Au total des deux comptes (Courant et Épargne), on constate une différence positive d’environ 8 000 euros entre décembre 2023 et décembre 2024. En décembre 2024, nous disposons, compte courant et compte épargne confondus, de plus de 5 ans de budget en réserve. En ce qui concerne les actifs, il reste suffisamment de plaques et de cravates pour une année supplémentaire. Le conseil devra envisager un réapprovisionnement à partir de l&#8217;automne prochain. Produits&#160;: même s&#8217;il manque une souscription, nous sommes au-dessus de ce qui a été budgété. Les intérêts du compte épargne ont été de 884 euros. En ce qui concerne les dépenses, le loyer du bureau à Amsterdam n’a pas varié, toujours 1]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>15/16 mai 2025, Lisbonne, Portugal</em></p>



<p>Les 15 et 16 mai derniers, CESMA tenait son Conseil et Assemblée générale à Lisbonne, ville maritime s’il en est. L’organisation avait été confiée à l’association SINCOMAR, association portugaise de capitaines, basée à Lisbonne. Le lieu avait également été choisi parce que c’était la 30<sup>e</sup> Assemblée, et nous avions la possibilité de la tenir dans les locaux de l’Agence Européenne de Sécurité Maritime (AESM), un lieu symbolique pour les capitaines européens.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="198" height="199" src="https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-47.png" alt="" class="wp-image-2234" srcset="https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-47.png 198w, https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-47-150x150.png 150w" sizes="(max-width: 198px) 100vw, 198px" /></figure>
</div>


<h1 class="wp-block-heading">COUNCIL MEETING</h1>



<p>Après quelques consignes de sécurité, le Conseil est accueilli par le président de SINCOMAR, le capitaine José TEXEIRA&nbsp;:</p>



<p>Bienvenue à la 30<sup>ème</sup> réunion du Conseil d’administration de CESMA</p>



<p>C&rsquo;est avec grand plaisir que SINCOMAR accueille tous les délégués et invités dans la belle ville de Lisbonne. Cette étape importante reflète notre engagement commun en faveur de l’excellence maritime, de la coopération et du progrès. Que votre séjour ici soit inspirant, productif et enrichi par l’esprit d’amitié et de collaboration.</p>



<p>Merci beaucoup pour votre présence et nous espérons que vous aurez le temps d&rsquo;explorer la ville de Lisbonne.</p>



<p>Puis, le président, le capitaine Dimitar DIMITROV a ouvert la 30<sup>ème</sup> réunion du Conseil de CESMA dans les installations de SINCOMAR/FESMAR. Il a d&rsquo;abord exprimé ses remerciements au NVKK pour l&rsquo;organisation du précédent Conseil et de l&rsquo;Assemblée générale à Rotterdam l&rsquo;année dernière.</p>



<p>Cette année marque le 30<sup>e</sup> anniversaire de CESMA. Le monde change chaque jour et très vite. Nous devons ajuster nos connaissances professionnelles. Nous pouvons aussi devenir plus forts si nous sommes ensemble. C’est la voie à adopter afin d’aider nos membres à rester le plus en sécurité possible.</p>



<p>Après avoir remercié SINCOMAR pour son organisation, le président capitaine Dimitar DIMITROV a déclaré ouvert le 30<sup>ème</sup> Conseil de CESMA, ne doutant pas que les discussions porteront sur des sujets importants pour les marins et les capitaines.</p>



<p>CESMA est composé de 21 associations de capitaines représentant 15 pays européens, plus le Monténégro qui ne fait pas encore partie de l’UE. La plupart des associations étaient présentes, ou représentées pour deux d’entre elles. Nous étions 19 représentants, certaines associations ayant délégué plusieurs capitaines.</p>



<p>Des excuses ont été envoyées par les membres n’ayant pu venir pour des raisons professionnelles (majoritairement car en mer), économiques ou personnelles. Ce fut le cas pour la Finlande &#8211; HSF, l&rsquo;Italie –</p>



<p>IYM, la Lettonie &#8211; LKKA, la Lituanie &#8211; LCC, le Monténégro &#8211; UPKCG, la Roumanie &#8211; ANCR.</p>



<p>Une attention particulière a été accordée au courrier reçu deux jours avant le Conseil de la part de l&rsquo;Italie-CTPC dont la nouvelle présidente, la capitaine Milenia MODUGNO, n&rsquo;a pas pu venir comme souhaité en raison d&rsquo;un accident.</p>



<p>Il est à noter que l&rsquo;IFSMA et l&rsquo;EMPA, invités à l&rsquo;Assemblée générale du 16 mai, ont délégué le capitaine Jim SCORER pour l&rsquo;IFSMA et le capitaine Erik DALEGE pour l&rsquo;EMPA.</p>



<p>Puis comme à l’habitude, chaque membre du conseil se présente et mentionne l’association de capitaines et le pays qu’il représente.</p>



<p>À la fin de la présentation, une minute de silence a été observée à la mémoire du capitaine Croate Juraj KARNINCIC, décédé en janvier. Le capitaine Darko GLAZAR, président de ZHUPK &#8211; Croatie, a prononcé les mots suivants :</p>



<p>Juraj KARNINCIC est né à Bol en 1945 dans une famille engagée dans la pêche et le transport maritime. Il est décédé en 2025.</p>



<p>Il a complété l&rsquo;école secondaire maritime, département nautique, à Split, et l’École maritime supérieure à Rijeka. En 1964, il débute sa longue carrière en embarquant comme cadet.</p>



<p>Il réussit son examen de capitaine à l’âge de 26 ans et est promu capitaine à 31 ans.</p>



<p>Il a passé la majeure partie de sa carrière maritime à naviguer sur des navires de la « Jugolinija » de Rijeka et, vers la fin de sa carrière, il a navigué sur des navires battant pavillon étranger.</p>



<p>Il commanda le navire-école Vila Velebita de l&rsquo;École maritime de Bakar, une école avec une tradition de 176 ans.</p>



<p>Il a longtemps été président de l’Association des capitaines de l’Adriatique Nord et a écrit des articles professionnels pour diverses revues spécialisées et plateformes en ligne.</p>



<p>Avec son esprit joyeux et son plaidoyer actif pour la protection de l&rsquo;honneur de la profession maritime et la valorisation du patrimoine maritime, il était très apprécié au sein de la communauté maritime de Rijeka et au-delà.</p>



<p><strong>Selon ses mots, tirés d&rsquo;une interview :</strong></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Naviguer sur la mer est une inspiration pour tout le monde. Pour moi, la mer est mon amour, elle fait partie de mon âme, la mer est mon métier et j&rsquo;aime tout ce qui est étroitement lié à la mer et aux navires. Quand vous êtes sur un bateau quelque part sur l&rsquo;un des trois océans, vous savez, parfois vous vous sentez impuissant en vous voyant sur cette vaste étendue. Mais ces océans sont aussi incroyablement beaux, surtout la nuit lorsque vous regardez le ciel, les étoiles et les planètes. Reconnaître quelle planète est laquelle, à ce moment-là, vous vous sentez comme un véritable capitaine de navire – un capitaine qui a confiance en lui, qui respecte la mer et qui aime le monde entier… »</p>
</blockquote>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-48-1024x768.png" alt="" class="wp-image-2235" srcset="https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-48-1024x768.png 1024w, https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-48-300x225.png 300w, https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-48-768x576.png 768w, https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-48.png 1050w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Sous-comité Résolutions</h2>



<p>Le capitaine DIMITROV, président, propose la création d’un sous-comité en charge de l’écriture des résolutions adoptées pendant l’Assemblée générale. Proposition adoptée à l’unanimité.</p>



<p>Le premier sous-comité est composé comme suit&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Capitaine Bill KAVANAGH, IIMM – Irlande</li>



<li>Capitaine Trevor CROWLEY, IIMM – Irlande</li>



<li>Capitaine Wilhelm MARTENS, VDKS – Allemagne</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Finances </h2>



<p><em>Présentation par le secrétaire général</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">2024</h3>



<p>Au total des deux comptes (Courant et Épargne), on constate une différence positive d’environ 8 000 euros entre décembre 2023 et décembre 2024. En décembre 2024, nous disposons, compte courant et compte épargne confondus, de plus de 5 ans de budget en réserve.</p>



<p>En ce qui concerne les actifs, il reste suffisamment de plaques et de cravates pour une année supplémentaire. Le conseil devra envisager un réapprovisionnement à partir de l&rsquo;automne prochain.</p>



<p>Produits&nbsp;: même s&rsquo;il manque une souscription, nous sommes au-dessus de ce qui a été budgété. Les intérêts du compte épargne ont été de 884 euros.</p>



<p>En ce qui concerne les dépenses, le loyer du bureau à Amsterdam n’a pas varié, toujours 1 000 euros l’année. Pour le site Web, la moitié de ce qui était prévu au budget a pu être économisé du fait de la fermeture du compte de l’ancienne adresse e-mail (via supplier.nl). Pour les frais de déplacement des membres du Bureau, nous sommes très en dessous du budget, n’ayant eu que très peu de déplacements à financer en 2024, et la réunion du Conseil d’administration a été réalisée en vidéo. Le coût de l’Assemblée générale a été très proche de ce qui a été budgété, l’association NVKK ayant eu besoin d&rsquo;aide pour son organisation. D’autre part, les membres du Bureau venant à l&rsquo;AGA ont partagé leur frais pour moitié entre le CESMA et leur propre association. Le coût de la Newsletter est stable, en fonction du coût de l’affranchissement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">2025</h3>



<p>Souscriptions : en raison du dépassement de 1 000 euros par rapport au budget en 2024, il est proposé de modifier le budget 2025 à 17 500 euros. Au 1er mai, il manque 2 000 euros, 5 associations n&rsquo;ayant pas encore transféré leur cotisation.</p>



<p>Dépenses : le budget internet est donc diminué de ce qui était auparavant versé au site internet précédent : previder.nl. En dépenses diverses, il a été dépensé 394 euros pour acheter les casquettes Cesma que nous avons avec nous ce jour pour distribution aux membres présents, ainsi que 661 euros pour des foulards, sur les mêmes tons que les cravates, foulards commandés mais malheureusement, non encore reçus à ce jour. L’achat de foulards a été décidé du fait que de plus en plus souvent, nous avons des capitaines féminins parmi les membres présents au Conseil et à l’Assemblée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">2026</h3>



<p>Souscriptions : en raison du montant du compte épargne, il n’est pas proposé de les augmenter, ni de les diminuer.</p>



<p>Dépenses : Il est proposé d&rsquo;augmenter à nouveau la ligne budgétaire Assemblée générale, car il semble qu&rsquo;il soit de plus en plus difficile de trouver des sponsors couvrant la totalité des frais d&rsquo;organisation.</p>



<p>En conclusion, les documents financiers ont été adoptés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rapport d’activités </h2>



<p><em>Présentation par le secrétaire général Hubert Ardillon</em></p>



<p>Tout d&rsquo;abord, un remerciement à ceux qui envoient un rapport, même condensé, après une participation à une réunion dans leur propre pays.</p>



<p>Ceci est très important pour plusieurs raisons :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Lorsque CESMA est informé d’une participation à une réunion, elle est enregistrée et publiée dans la Newsletter trimestrielle.</li>



<li>S&rsquo;il existe un rapport, il est également publié.</li>



<li>Lorsqu&rsquo;une autre association lit ce rapport ou cette participation, cela peut donner une idée pour organiser ou participer à une réunion sur le même sujet.</li>



<li>Dès qu’il y a participation au nom de votre association, en tant que membre du CESMA, il y a participation également au nom du CESMA.</li>



<li>Et même s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une rencontre nationale, il est également important que les autres associations sachent ce qui se dit et/ou se fait dans un autre pays.</li>



<li>A titre d&rsquo;exemple, le secrétaire général était une semaine plus tôt à la 1 000<sup>ème</sup> réunion de la Commission centrale de sécurité des navires à Paris. Et ce qui a été abordé lors des présentations qui ont été faites peut constituer un intérêt important pour les marins et capitaines européens.</li>



<li>Dernier point, mais peut-être pas le moindre, il peut être envisagé de partager les frais de déplacement entre votre association et le CESMA.</li>
</ul>



<p>Autre point organisationnel, lorsque des membres du Board de CESMA se rendent à une conférence en Europe, nous pourrions en profiter pour tenir une réunion avec l&rsquo;association locale de capitaines.</p>



<p>Il n’existe pas de liste exhaustive des sujets qui nous intéressent. Bien entendu, le sujet principal de discussion est actuellement le transport maritime écologique. Cela est dû à l’objectif fixé par la Commission européenne. Mais d&rsquo;autres sujets comme la sûreté, notamment la cybersécurité, la sécurité à bord en mer et en escale, ainsi que dans les ports et terminaux, les navires automatiques (MASS) sont également d’actualité.</p>



<p>Concernant la sécurité, il n’est pas toujours très facile de comprendre, voire de faire confiance à ce qui se dit. Les armateurs disent par exemple qu’il est hors de question de faire transiter leurs navires par la mer Rouge mais plutôt par l&rsquo;Afrique du Sud, mais ils oublient souvent de dire que cela dépend du pavillon du navire.</p>



<p>Mer Noire : il semble que l’on n’en parle plus, mais il est vrai que c&rsquo;est en Europe de l&rsquo;Ouest, et il semble que cette partie de l’Europe ne se sente pas vraiment concernée.</p>



<p>Mer Baltique : de forte actualité en début d’année, mais il semble que rien d&rsquo;assez fort n&rsquo;ait été trouvé contre les navires poursuivis par les autorités locales, et donc cela tombe un peu dans l’oubli. Cependant, la flotte fantôme existe toujours, avec les risques associés pour l&rsquo;environnement. Et de temps en temps, nos collègues finlandais nous font parvenir des nouvelles sur ce sujet, très préoccupant pour la Finlande.</p>



<p>Enfin toujours sur la sécurité, j&rsquo;ai entendu il y a quelques jours que pour un navire chargé d&rsquo;hydrogène liquide, la sécurité n&rsquo;est pas vraiment un problème car ces navires n&rsquo;auront pas une seule coque, ni même une double coque, mais une conception à trois ou quatre coques – pour des raisons de température. Mais on a vu ce qui s&rsquo;est passé en début d&rsquo;année au mouillage au large de Grimsby, avec un pétrolier double coque. Et je me souviens très bien que le pétrolier Limburg était aussi un navire double coque. Je ne suis vraiment pas sûr qu&rsquo;un navire arrivant perpendiculairement à 16 nœuds ou un missile ne perforent pas 3 ou 4 coques.</p>



<p>Ces dernières années, peut-être une des conséquences du Covid, nous parlions avec intérêt du bien-être des marins. C’est moins le cas de nos jours. Sauf si parler de l’humain, c’est plus parler de la présence des femmes à bord que du bien-être lui-même, même si la présence de plus de femmes dans un équipage peut certainement améliorer les conditions de bien-être.</p>



<p>Concernant les navires autonomes, désormais, à chaque conférence où ce sujet était abordé, on a parlé de problèmes techniques, bien sûr, mais aussi du point de vue humain, c&rsquo;est-à-dire de prise de décision. En avril dernier à Paris, lors d&rsquo;une journée consacrée aux drones, tous les intervenants, marine marchande et marine militaire, ont déclaré qu’il y avait (et aurait) toujours besoin de l’humain, commandement et principalement prise de décision. Cela est probablement plus important pour les marines militaires, car la décision de combattre (ou non) doit être prise de toute urgence. Mais ce qui est important c&rsquo;est que pour un drone lancé en pleine mer, il y ait un humain, disons un capitaine, prêt à contrôler et à prendre des décisions, et le plus souvent pas très loin du drone.</p>



<p>Autre sujet : les compétences des gens de mer, et principalement la montée en compétence ou la reconversion des gens de mer. Et de l’intérêt de pouvoir se perfectionner ou se recycler, il s’agit pour les armateurs de pouvoir retenir les gens de mer dans une carrière maritime.</p>



<p>En conclusion de ce rapport, au cours de l&rsquo;année dernière, à l&rsquo;exception de deux ou trois papiers provenant principalement du CESMA, il n&rsquo;a pas été fait mention de la criminalisation des marins et des capitaines.</p>



<p>La semaine prochaine, le CESMA sera présent aux Journées maritimes européennes à Cork, mais les principaux thèmes des EMD concernent l&rsquo;environnement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Affaire Captain BEKAVAC</h2>



<p>Le capitaine LAKOS, ZHUPK &#8211; Croatie, fait une déclaration sur le cas du capitaine BEKAVAC. ZHUPK soutien à la famille. En tant que CESMA, nous avons déjà envoyé une lettre à la Commission européenne en juin 2024. Pour rappel, le capitaine BEKAVAC, ainsi que le C/Off &#8211; citoyen finlandais &#8211; du navire, ont été condamnés à 30 ans de prison non pas pour contrebande mais uniquement parce qu&rsquo;il est responsable, en tant que capitaine du navire, de la cargaison chargée.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="840" height="630" src="https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-49.png" alt="" class="wp-image-2236" srcset="https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-49.png 840w, https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-49-300x225.png 300w, https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-49-768x576.png 768w" sizes="(max-width: 840px) 100vw, 840px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Council Meetings</h2>



<p>Le président, le capitaine Dimitar DIMITROV propose d&rsquo;organiser des réunions semestrielles ou trimestrielles du Conseil d’administration par vidéo. Pour ce faire, il est nécessaire de disposer de l&rsquo;adresse email personnelle des participants. Ces réunions seraient concentrées sur quelques sujets seulement suivant l&rsquo;actualité maritime du moment.</p>



<p>Il est également proposé de tenir une réunion du Conseil d&rsquo;administration une à deux fois par an sur le site d&rsquo;une association, et si possible en même temps qu&rsquo;une réunion locale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">International Maritime Health Foundation</h2>



<p>Le capitaine Bill KAVANAGH, IIMM &#8211; Irlande, fait une présentation de la Fondation internationale pour la santé maritime (IMHF) et du groupe d&rsquo;experts de l&rsquo;IMHF, informations pouvant être trouvées sur <a href="https://imhf-portal.org/">https://imhf-portal.org</a>.</p>



<p>L&rsquo;IMHF publie le «&nbsp;Journal International Maritime Health&nbsp;», fleuron de l&rsquo;édition scientifique de la médecine maritime.</p>



<p>Les domaines professionnels concernés sont : médecine maritime, médecine tropicale, télémédecine, médecine hyperbare et de plongée, psychologie maritime, médecine offshore, toxicologie maritime, hygiène à bord des navires, services de santé portuaires, problèmes de santé dans la pêche, santé mentale en mer, promotion de la santé.</p>



<p>Le journal contient&nbsp;: articles originaux, articles de synthèse, études de cas, rapports, études pilotes, histoire de la médecine maritime, lettres à l&rsquo;éditeur, divers, commentaires, annonces.</p>



<p>Depuis 2016, tous les articles sont disponibles sur <a href="http://www.intmarihealth.pl/">www.intmarihealth.pl</a>. À partir de 2019, l&rsquo;intégralité du numéro peut être téléchargée en pdf sur <a href="https://journals.viamedica.pl/international_maritime_health">https://journals.viamedica.pl/international_maritime_health</a>.</p>



<p>La Convention STCW est actuellement en cours de révision et le panel d’experts de l’IMHF participent aux ateliers. Le contenu des cours de formation médicale doit être considérablement révisé : programmes de premiers secours élémentaires, premiers secours médicaux et soins médicaux, ainsi que les tables STCW.</p>



<p>Les membres de CESMA sont invités à transmettre cette information à leurs membres et à leur demander de soumettre leurs suggestions de mises à jour de formation médicale à <a href="mailto:kavanagh.bill@gmail.com">kavanagh.bill@gmail.com</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Résolutions (revue de la 29<sup><strong>ème </strong></sup><strong>AGA et nouvelles propositions)</strong></h2>



<p>Les résolutions de 2024 ont été discutées et amendées, de nouvelles résolutions sont proposées par le capitaine Wilhelm MARTENS, VDKS &#8211; Allemagne, elles portent sur l&rsquo;arrimage et la sécurisation des conteneurs et sur les sorties à terre.</p>



<p>Les résolutions sont rédigées par le sous-comité créé lors du Conseil, puis elles seront présentées lors de l&rsquo;AGA pour être adoptées ou modifiées par l&rsquo;Assemblée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Invitation pour 2026</h2>



<p>Cette année, le Bureau n&rsquo;a pas reçu d&rsquo;invitation ferme pour la prochaine AGA. Cependant, le capitaine Giorgio RIBARIC, ZPU &#8211; Slovénie et vice-président de CESMA, a déjà commencé à investiguer en vue d&rsquo;une éventuelle organisation de la 31<sup>ème</sup> AGA en Slovénie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Clôture par le président</h2>



<p>Le Conseil est clos à 17h00 par le capitaine DIMITROV après une journée de travaux et de débats.</p>



<p><strong>Captain D. Dimitrov</strong>, President<br><strong>Captain H. Ardillon</strong>, Secretary General</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE</h1>



<p>Remarque : le 16 mai matin a eu lieu un séminaire suivi l&rsquo;après-midi par l&rsquo;AGA. Bien entendu, les discours d&rsquo;ouverture ont été prononcés avant le séminaire. Cependant, ils sont rapportés dans les procès-verbaux de l&rsquo;AGA. Les présentations du séminaire feront l’objet d’un autre rapport.</p>



<p>Les réunions (séminaire et assemblée) ont été tenues dans les locaux de l’AESM.</p>



<p><strong>Bienvenue par M. Peter KIROV, chef du Département 2 – Sûreté, Sécurité et Surveillance.</strong></p>



<p>Bonjour, chers collègues, capitaines,</p>



<p>C’est un grand honneur d’être devant vous aujourd’hui au siège de l’Agence européenne pour la sécurité maritime (EMSA) ici à Lisbonne et de vous accueillir au nom de la directrice exécutive de l’EMSA, Mme Maja MARKOVCIC KOSTELAC. L’ordre du jour d’aujourd’hui reflète non seulement notre engagement commun en faveur de la sécurité maritime, mais également notre ambition collective de façonner un avenir maritime plus sûr, plus intelligent et plus durable.</p>



<p>Au cœur de la mission de l’EMSA se trouve un objectif clair et inébranlable : renforcer la sûreté, la sécurité et la protection de l’environnement maritime dans l’ensemble de l’Union européenne (UE). La mission principale de l’EMSA a toujours été et continuera d’être de répondre aux préoccupations émergentes en matière de sûreté et de sécurité et de contribuer à l’harmonisation des normes entre les États membres.</p>



<p>L’une des plus grandes forces de l’EMSA réside dans sa capacité à rassembler l’expertise technique de toute l’UE et de l’industrie maritime. Cette approche collaborative garantit que chaque problème de sécurité est examiné sous de multiples perspectives, enrichissant nos solutions et renforçant notre résilience.</p>



<p>Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de soutenir la mise en œuvre de la directive sur les équipements marins, de coordonner les modifications de la législation sur la sécurité des navires à passagers ou de gérer le portail MED et son système innovant d&rsquo;étiquette électronique, l&rsquo;EMSA est à la pointe de l&rsquo;excellence technique et de l&rsquo;innovation réglementaire.</p>



<p>Si nous regardons l’avenir, l’EMSA relève les défis et les opportunités présentés par les nouvelles technologies. Les navires autonomes, communément appelés MASS, ne sont plus une vision lointaine. L&rsquo;EMSA a développé un outil pilote d&rsquo;évaluation basé sur les risques pour aider les États membres à naviguer dans les complexités du MASS, garantissant que la sécurité reste primordiale alors que nous innovons. La transition vers des méthodes de propulsion plus propres est tout aussi importante. L&rsquo;EMSA a ouvert la voie en relevant les défis de sécurité liés aux systèmes de batteries, à l&rsquo;électricité à quai et au transport de véhicules à carburant alternatif. Ces efforts ne portent pas uniquement sur la conformité : ils concernent également le leadership en matière de durabilité et de sécurité.</p>



<p>Grâce à sa participation à des projets de recherche et à des comités consultatifs financés par l&rsquo;UE, l&rsquo;EMSA continue de surveiller et de façonner le développement de nouvelles technologies, garantissant ainsi que l&rsquo;innovation et la sécurité vont de pair.</p>



<p>Cependant, aucune technologie n’est viable ou réalisable si l’on ne met pas au centre le facteur humain. Gardant cela à l’esprit, l’EMSA soutient également les États membres et la Commission dans le processus de révision complète de la convention et du code STCW. Cette révision est cruciale pour protéger les gens de mer et relever les nouveaux défis auxquels est confronté l&rsquo;élément humain à bord des navires. Alors que nous regardons vers l&rsquo;avenir, il est essentiel de prendre en compte les conclusions des études de l&rsquo;EMSA sur le MASS et les carburants alternatifs. Ils fournissent des informations précieuses qui peuvent nous guider dans la mise à jour de la Convention et du Code STCW afin de garantir qu’ils restent pertinents et efficaces. En intégrant ces résultats, nous pouvons mieux équiper nos gens de mer pour répondre aux demandes changeantes de l’industrie maritime, garantissant ainsi leur sécurité et leur bien-être. Cet examen complet ne concerne pas seulement la réglementation ; il s&rsquo;agit de protéger les personnes qui constituent l&rsquo;épine dorsale du commerce et des transports mondiaux.</p>



<p>Dans le monde interconnecté d’aujourd’hui, la cyber sécurité maritime est devenue un pilier essentiel de notre cadre de sécurité. L’EMSA renforce activement la sensibilisation à la cyber sécurité et l’échange d’informations dans le domaine maritime de l’UE. Du soutien au comité MARSEC au développement de formations via l&rsquo;Académie EMSA, en passant par le développement d&rsquo;une plateforme de partage d&rsquo;informations sur les menaces de cyber sécurité dans le domaine maritime, l&rsquo;Agence soutient les États membres et la Commission avec les outils et les connaissances nécessaires pour contrer les cyber menaces.</p>



<p>De plus, le rôle de l’EMSA dans les inspections de sécurité maritime et son soutien à la mise en œuvre de la législation de l’UE garantissent que nos ports et nos navires restent sécurisés, résilients et préparés aux défis de demain.</p>



<p>L’ordre du jour d’aujourd’hui reflète l’étendue et la profondeur du travail de l’EMSA. De l’étude STEERSAFE à la sécurité des carburants alternatifs en passant par les services de surveillance numérique présentés lors de votre visite au Centre de services de soutien maritime, nous sommes témoins de l’impact de la boîte à outils de l’EMSA à la disposition des autorités des États membres. La présentation du professeur Jorge ANTUNES sur les pratiques de navigation et l&rsquo;efficacité énergétique enrichira davantage notre compréhension de la façon dont le comportement opérationnel influence la durabilité.</p>



<p>Cette Assemblée du CESMA offrira une plateforme de dialogue, de réflexion et d’initiatives prospectives. C’est grâce à une telle collaboration que nous continuons à construire un secteur maritime européen qui soit non seulement sûr et sécurisé, mais également tourné vers l’avenir et uni.</p>



<p>Réaffirmons notre engagement commun en faveur de la sécurité maritime, de l’innovation et de la coopération. Le travail de l’EMSA témoigne de ce que nous pouvons réaliser lorsque l’expertise, la vision et la collaboration s’unissent.</p>



<p>Merci de votre attention et j’attends avec impatience les discussions et les idées fructueuses qui seront présentées aujourd’hui.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="759" height="569" src="https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-50.png" alt="" class="wp-image-2237" srcset="https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-50.png 759w, https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-50-300x225.png 300w" sizes="(max-width: 759px) 100vw, 759px" /></figure>



<p><strong>Puis le capitaine Antonio CANECO, vice-président de SINCOMAR :</strong></p>



<p>Distingués invités, estimés collègues et chers amis,</p>



<p>C&rsquo;est un grand honneur et un privilège de vous accueillir à la 30<sup>ème</sup> Assemblée générale annuelle de CESMA, organisée cette année par SINCOMAR dans la ville historique et maritime de Lisbonne.</p>



<p>Ce rassemblement témoigne de trois décennies de dévouement, de collaboration et de leadership dans l’industrie maritime européenne.</p>



<p>Au fil des années, CESMA s&rsquo;est imposé comme une voix forte et unie pour les capitaines de navires, défendant la sécurité, le professionnalisme et l&rsquo;avancement de notre industrie dans un monde en constante évolution.</p>



<p>Lisbonne, ville dotée d&rsquo;une riche tradition maritime, nous rappelle le rôle central que les capitaines ont joué dans l&rsquo;histoire maritime.</p>



<p>De l’ère des découvertes à l’ère moderne, la navigation, le commerce et l’innovation ont toujours été au cœur de notre métier.</p>



<p>Aujourd’hui, alors que nous sommes confrontés à de nouveaux défis et opportunités, depuis les progrès technologiques jusqu’aux changements réglementaires et aux responsabilités environnementales, nous devons continuer à travailler ensemble pour tracer la voie vers un avenir durable et sûr.</p>



<p>CESMA nous offre une plate-forme cruciale pour échanger des idées, partager des expertises et renforcer les liens entre les capitaines de navires à travers l’Europe.</p>



<p>Je suis convaincu que notre discussion contribuera à des progrès significatifs dans notre mission commune.</p>



<p><strong>Et le capitaine Dimitar DIMITROV, président du CESMA a ouvert la journée avec les mots suivants :</strong></p>



<p>Cher Monsieur KIROV, directeur exécutif adjoint de l&rsquo;EMSA, cher Capitaine TEXEIRA, Président de SINCOMAR, cher Capitaine Jim SCORER, secrétaire général de l&rsquo;IFSMA, cher Capitaine Erik DALEGE, président de l&rsquo;EMPA, distingués invités, chers collègues capitaines &#8211; présidents et représentants des membres de CESMA,</p>



<p>Réunis dans l’une des villes les plus traditionnelles au monde en matière d’industrie maritime, Lisbonne, nous sommes heureux de célébrer le 30<sup>ème</sup> anniversaire de CESMA. Le CESMA a été fondé en 1995 et représente vingt et une associations de capitaines de navires, ainsi qu&rsquo;un certain nombre de membres individuels, dans seize pays de l&rsquo;Union européenne et de la future UE. Les objectifs sont de représenter les capitaines de navires de l&rsquo;UE auprès de la Commission européenne et de faire entendre leur avis au Parlement européen.</p>



<p>Les objectifs de l&rsquo;Organisation (issus des statuts de CESMA) sont les suivants :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Prendre en compte, maintenir et protéger les intérêts professionnels et le statut des capitaines de navires européens vis-à-vis des organismes professionnels, politiques, administratifs et économiques existant dans l&rsquo;Union européenne.</li>



<li>Travailler en collaboration avec les organismes mentionnés ci-dessus afin d&rsquo;améliorer la sécurité maritime et de protéger l&rsquo;environnement marin dans les eaux européennes, adjacentes et internationales.</li>



<li>Travailler dans le meilleur intérêt des capitaines de navires européens du monde entier.</li>



<li>Promouvoir l&rsquo;établissement de règles efficaces garantissant des normes maritimes professionnelles élevées et des effectifs appropriés pour les navires battant pavillon d&rsquo;un pays européen.</li>



<li>Conserver et développer les connaissances et expériences maritimes les plus élevées en promouvant une éducation et une formation maritimes efficaces et communes en Europe.</li>



<li>Informer le public de l&rsquo;Union européenne sur les problèmes de sa marine marchande et ceux concernant les capitaines de navires en particulier.</li>



<li>Tenir les membres informés des activités en cours et rechercher une position commune sur toutes les questions pertinentes.</li>



<li>Coopérer avec tous les organismes internationaux liés aux affaires maritimes tels que l&rsquo;OMI, l&rsquo;OIT et l&rsquo;IFSMA.</li>



<li>Assister les collègues capitaines qui rencontrent des difficultés dans les ports à la portée des nations représentées par les associations membres du CESMA.</li>
</ul>



<p>La situation politique difficile actuelle dans le monde avec la guerre en Ukraine et dans la bande de Gaza, les actions des Houtis du Yémen dans la mer Rouge et dans le golfe d&rsquo;Aden et les attaques contre les transports maritimes, les tensions entre l&rsquo;Inde et le Pakistan, le début de la guerre commerciale avec l&rsquo;augmentation des droits et taxes entre les pays et les régions, la reprise des attaques de piraterie et des vols en Asie du Sud-Est, en Afrique et dans d&rsquo;autres zones sensibles créent une incertitude dans le commerce mondial, le commerce maritime mondial et l&rsquo;industrie du transport maritime dans son ensemble. D’un autre côté, le déclin de l’intérêt pour la profession maritime dans les nations maritimes traditionnelles oblige les armateurs à rechercher des ressources humaines dans de nouveaux pays sans traditions en matière d’éducation et de formation maritimes, internationalisant ainsi davantage les équipages à bord des navires. Conjuguées à de nombreux autres facteurs tels que l&rsquo;automatisation, la numérisation, le développement et la mise en œuvre de carburants alternatifs, les tendances mentionnées ci-dessus mettent au défi les capitaines et leur travail à bord des navires. À l&rsquo;OMI, un processus de révision de la convention STCW est en cours et nous espérons que dans les années à venir, des amendements à la convention seront adaptés aux nouvelles réalités du transport maritime et aux exigences en matière d&rsquo;éducation et de formation maritimes. Le moment approche où les capitaines devront interagir avec l’IA sur des navires autonomes. Le cadre juridique de cette nouvelle interaction et des responsabilités des capitaines à bord et des capitaines à terre (nous pensons que le navire doit toujours avoir un capitaine, et non un opérateur de l&rsquo;équipement du navire ou toute autre personne supervisant ou faisant fonctionner les machines et équipements à bord des navires) en est encore au tout début de développement et de mise en œuvre, mais des tests avec des navires autonomes sont effectués partout dans le monde. Et encore une fois, lorsque les choses échappent à tout contrôle, pour une raison ou une autre, les capitaines seront tenus responsables. Nous avons encore des exemples de criminalisation simplement parce que les capitaines ont rempli leurs fonctions. L&rsquo;exemple actuel de notre collègue croate en Turquie, lorsqu&rsquo;il a lui-même signalé l&rsquo;incident de drogue avant d&rsquo;arriver au port et a ensuite été accusé de trafic de drogue, est vraiment un mauvais signe à la profession maritime et une période difficile pour le capitaine et sa famille. Un cas comme celui-là pourrait détruire toute la vie du marin. Le fardeau administratif des capitaines de navire, la diminution du nombre d&rsquo;équipages à bord, les horaires de quart en six on / six off, l&rsquo;augmentation du nombre d&rsquo;inspections de différentes institutions telles que le contrôle de l&rsquo;État du pavillon, le contrôle de l&rsquo;État du port, les inspections environnementales, les audits, les inspections des affréteurs et bien d&rsquo;autres ont transformé les capitaines de navires en administrateurs et les détournent de leur tâche principale à savoir contrôler et gérer la sûreté et la sécurité à bord de leurs navires. Nous savons tous que certaines tâches accomplies par les capitaines de navires comme les manœuvres dans les ports, les opérations de transfert de carburant et d’huile et d’autres opérations sensibles à la vie humaine et à l’environnement nécessitent toute leur attention. En même temps, le capitaine s&rsquo;acquitte de nombreuses formalités administratives de routine et il combine généralement ses activités afin de gérer le temps, augmentant ainsi le risque d&rsquo;exercer son activité principale sans une attention particulière.</p>



<p>Nous discuterons lors de l&rsquo;AGA de tous ces défis auxquels sont confrontés les capitaines de navires, mais il est de notre devoir d&rsquo;exprimer aux acteurs de l&rsquo;industrie maritime, sans parler de toute la technologie à bord des navires et de l&rsquo;IA dans les bureaux dans les situations critiques, que le succès de l&rsquo;industrie maritime dépend principalement des décisions humaines, en particulier dans les situations critiques et les pannes d&rsquo;équipements et de machines à bord. À l&rsquo;heure actuelle, de nombreux collègues ont peur d&rsquo;utiliser leurs pouvoirs supérieurs pour ne pas détériorer leur performance et leur image dans les entreprises. Nous disposons de l&rsquo;outil nécessaire pour décider quoi faire, mais préoccupés par de nombreuses choses à faire, nous avons moins de temps pour surveiller et évaluer les informations et prendre la meilleure décision.</p>



<p>J’espère que nous aurons des discussions fructueuses et qu’à la fin de l’AGA nous prendrons nos décisions et des résolutions importantes en faveur des capitaines de navires et des gens de mer européens en général. Étant au cœur de l&rsquo;institution européenne responsable de la sûreté et de la sécurité du transport maritime en Europe, nous avons l&rsquo;occasion unique de discuter de nos problèmes avec les experts qui conseillent les politiciens et les législateurs de l&rsquo;UE et de coopérer avec eux pour améliorer la vie du capitaine à bord et rendre l&rsquo;industrie maritime plus sûre et plus sécurisée.</p>



<p>Je déclare ouverte la 30<sup>ème</sup> Assemblée générale de CESMA et je souhaite à tous les participants et invités de bonnes réflexions dans une direction maritime professionnelle et personnelle.</p>



<p>Tous les membres du Conseil présents hier sont toujours présents, ainsi que quelques capitaines portugais membres de SINCOMAR.</p>



<p>Après avoir accueilli les personnes présentes et déclaré ouvert l&rsquo;AGA, le président, le capitaine Dimitar DIMITROV, a remercié le secrétaire général de l&rsquo;IFSMA, le capitaine Jim SCORER et le président de l&rsquo;EMPA, le capitaine Erik DALEGE pour leur présence à l&rsquo;AGA et leur a demandé de prononcer quelques mots.</p>



<p>Le capitaine Erik DALEGE a parlé du MASS, qui constitue une préoccupation importante pour les pilotes, notant que les MASS ne semblent pas encore suffisamment compétitifs en termes de sécurité pour les manœuvres dans les ports.</p>



<p>Le capitaine Jim SCORER est intervenu sur la criminalisation des gens de mer et des capitaines, qui constitue une grande préoccupation pour l&rsquo;IFSMA ainsi que pour CESMA.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="875" height="584" src="https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-51.png" alt="" class="wp-image-2238" srcset="https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-51.png 875w, https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-51-300x200.png 300w, https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-51-768x513.png 768w" sizes="(max-width: 875px) 100vw, 875px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">International Maritime Health Foundation (IMHF)</h2>



<p>Le capitaine Bill KAVANAGH, IIMM &#8211; Irlande, fait une deuxième présentation après celle du Council de l&rsquo;IMHF et du groupe d&rsquo;experts de l&rsquo;IMHF (voir ci-dessus).</p>



<p>Il est à noter que les médecins membres de l&rsquo;IMHF donnent bénévolement de leur temps pour améliorer la santé des marins. Une application pour téléphones mobiles a été développée en Norvège et peut être téléchargée gratuitement. Suivant l’avis du capitaine KAVANAGH, l&rsquo;application est très simple à utiliser, avec des questions et réponses simples pour procéder au diagnostic. Bien sûr, cela n’évite pas d&rsquo;appeler un médecin pour un avis médical, mais cela aidera à pouvoir répondre aux questions lors de l&rsquo;appel. L’application est téléchargeable sur l’App Store : Mariners Medico Guide.</p>



<p>Plus d’informations sur <a href="https://imhf-portal.org/">https://imhf-portal.org</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Criminalisation des gens de mer et des capitaines</h2>



<p><strong>GALAXY LEADER :</strong> L’équipage a été libéré, mais on peut noter que c&rsquo;est la première fois que l&rsquo;on voit l&rsquo;OMI aider les familles des membres d&rsquo;équipage.</p>



<p><strong>Capitaine BEKAVAC : </strong>Le capitaine LAKOS est revenu sur le sujet. ZHUPK &#8211; Croatie, soutient la famille du capitaine BAKAVAC. ZHUPK a participé à des réunions avec le gouvernement croate à ce sujet. Cependant, rien ne peut être vraiment annoncé, car il s’agit également d’un travail diplomatique. En tant que CESMA nous pourrions avoir un contact, mais cela dépend de l&rsquo;avocat en charge du dossier.</p>



<p>Pour le capitaine SCORER, IFSMA, nous devrions avoir une ligne d’attaque unique très claire. L&rsquo;IFSMA fait partie d&rsquo;un groupe avec INTERMANAGER, l&rsquo;OIT et l&rsquo;ITF. L&rsquo;ITF sait comment faire, lorsque possible bien sûr, pour que le capitaine BEKAVAC revienne en Croatie.</p>



<p>Le syndicat croate est également impliqué et dispose de plus de pouvoir.</p>



<p>Mais le navire est géré par une société turque, et il ne faut pas oublier le côté diplomatique.</p>



<p><strong>JOLLY NERO&nbsp;: </strong>Le capitaine LETTICH, CNPC &#8211; Italie, a fait un bref rapport sur l&rsquo;affaire. (En 2013, le navire heurte la tour de contrôle du port de Gênes, 9 morts. NDLR) En août 2024, les motifs de la décision de la Cour suprême lors du deuxième procès concernant l&rsquo;accident du Jolly Nero ont été rendus publics, ce qui a acquitté tous les accusés hors membres de l’équipage inculpés. L&rsquo;accusation était, pour l&#8217;employeur, de ne pas avoir prévu l&rsquo;accident. L&rsquo;accident n&rsquo;était pas prévisible. Parmi les accusés figuraient le capitaine du port, le pilote en chef et les concepteurs de la tour. Le premier procès concernait la manœuvre du navire et s&rsquo;est conclu le 4 octobre 2023, avec la condamnation du capitaine à 7 ans de prison, du chef mécanicien à 4 ans de prison, et du premier officier à 5 ans de prison. Tous les autres accusés, y compris le pilote, ont été acquittés. Le verdict est exécutoire. Le capitaine, membre depuis de nombreuses années du Collegio Capitani (association des capitaines de Gênes), purgera sa peine en résidence surveillée pour des raisons de santé et d&rsquo;âge. Le chef mécanicien purgera également sa peine à domicile, car selon la loi italienne, une peine de moins de 4 ans n&rsquo;entraîne pas d&#8217;emprisonnement.</p>



<p>Le premier officier a été condamné à 5 ans de prison et purge sa peine à la prison de Cagliari. Le troisième procès a commencé et concerne les certificats incorrects délivrés par l&rsquo;Autorité maritime et le registre de classification du navire, suite à des inspections insuffisantes. Après les deux jugements concernant le navire et le port, des investigations plus approfondies pourront être menées sur les manœuvres et les responsabilités à bord du navire. On constate une nouvelle fois que la reconstitution des incidents s&rsquo;effectue grâce à des instrumentations, aujourd&rsquo;hui de plus en plus sophistiquées et précises, comme le VDR et l&rsquo;AIS. Il faudra que les associations de capitaines approfondissent ces questions.</p>



<p><strong>AF CLAUDIA&nbsp;: </strong>Le capitaine LETTICH, CNPC – Italie, a également parlé d&rsquo;un incident survenu à bord du ferry italien AF Claudia.</p>



<p>Le 24 avril 2025, dans le port de Patras, à bord du ferry italien AF Claudia, un incident s&rsquo;est produit entraînant la mort d&rsquo;un membre d&rsquo;équipage de nationalité grecque. Un membre de l&rsquo;équipage, une hôtesse, grecque, marchait sur la rampe à l&rsquo;extérieur de la voie réservée aux personnes tout en parlant sur son téléphone portable avec des écouteurs. Elle s&rsquo;est arrêtée sur la rampe au moment où un véhicule roulant reculait, ce qui l&rsquo;a heurtée et a causé sa mort. Le capitaine italien qui se trouvait dans sa cabine au moment de l&rsquo;incident, ainsi que le second capitaine et le marin de quart, tous deux de nationalité italienne, ont été immédiatement arrêtés par la police grecque, menottés et emmenés en prison. Au bout de 5 jours, les trois membres d&rsquo;équipage ont été libérés ; le procès aura lieu dans quelques mois. Un document important, la séquence vidéo du garage au moment de l&rsquo;incident, montrait clairement l’accident et l&rsquo;innocence totale du capitaine et des membres de l&rsquo;équipage.</p>



<p>Le commandant est un membre du Collegio Capitani qui l&rsquo;a immédiatement assisté. Il est assuré au titre d&rsquo;une police d&rsquo;assurance du Collegio Capitani et a immédiatement disposé d&rsquo;un avocat et d&rsquo;un traducteur. Cela a également été fait conformément à la « résolution 6 » de l&rsquo;AGA de CESMA de mai 2024 pour résoudre ce problème : « <em>CESMA recommande aux capitaines de souscrire leur propre assurance juridique pour se protéger en cas d&rsquo;incident pendant qu&rsquo;ils servent à bord des navires. De plus, CESMA recommande aux armateurs et/ou aux exploitants de toujours fournir une assistance juridique aux capitaines qui sont détenus par les autorités locales en raison d&rsquo;un incident, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;un verdict final soit rendu. L&rsquo;Assemblée est également consciente des pressions commerciales croissantes auxquelles sont confrontés les capitaines ».</em></p>



<p>Le capitaine PELS, KBZ &#8211; Belgique, a fait remarquer que seuls les capitaines de navire sont immédiatement emprisonnés, jamais un pilote d&rsquo;avion ou un conducteur de train.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mer Rouge et golfe d&rsquo;Aden</h2>



<p>La résolution légèrement modifiée (formulation) de l&rsquo;année dernière est adoptée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Arrimage des conteneurs</h2>



<p>Une nouvelle résolution sur le sujet a été adoptée. Discussion en cours à l&rsquo;OMI.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sortie à terre</h2>



<p>Une nouvelle résolution sur le sujet a été adoptée. Il est à noter que les compagnies n&rsquo;interdisent pas les congés à terre qui pourraient être contraires au MLC. Mais suite aux témoignages des capitaines actifs, il est souvent fait référence au fait que si les membres de l&rsquo;équipage étaient à bord du navire à un moment donné, les tâches auraient pu être accomplies plus rapidement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Guichet Unique Maritime (MSW)</h2>



<p>Nouvelle résolution également sur MSW qui ne fonctionne pas efficacement comme il devrait. Il existe encore trop de petites différences entre les pays européens, voire entre les ports d&rsquo;un même pays qui alourdissent considérablement le travail administratif des capitaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Autres et divers</h2>



<p>On pourrait prévoir de revenir à l&rsquo;EMSA, à Lisbonne, tous les deux ans afin de discuter d&rsquo;un ou deux sujets à définir au préalable par le Conseil.</p>



<p>Le président, le capitaine Dimitar DIMITROV, a informé les participants que le programme des ambassadeurs maritimes de l&rsquo;OMI pour la promotion de la profession maritime à l&rsquo;OMI avait pris fin. Il a proposé à CESMA de soumettre un programme similaire à la Commission européenne et au Parlement européen, des ambassadeurs maritimes de l&rsquo;UE, car le programme de l&rsquo;OMI a été couronné de succès et la profession maritime pourrait ainsi être promue parmi les jeunes Européens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Prochaine Assemblée</h2>



<p>Il est rappelé à tous les membres qu&rsquo;en 2026, l&rsquo;idée est d&rsquo;organiser la 31<sup>ème</sup> AGA en Slovénie. Le vice-président, le capitaine Giorgio RIBARIC, ZPU &#8211; Slovénie, va investiguer pour son organisation. La décision finale sera prise très prochainement avec le lieu et les dates exactes.</p>



<p>Nota&nbsp;: Quelques heures à peine après la clôture de l’Assemblée, une proposition d’organisation de la prochaine Assemblée est parvenue de AVCCM-Bilbao &#8211; Espagne. Puis il est apparu assez rapidement que la Slovénie ne serait pas en mesure d’organiser cette Assemblée.</p>



<p>Rendez-vous est donc pris à Bilbao les 28 et 29 mai 2026.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Clôture par le président</h2>



<p>Le président, le capitaine Dimitar DIMITROV a clos la 30<sup>ème</sup> Assemblée générale annuelle de CESMA et remercie encore l&rsquo;EMSA et SINCOMAR &#8211; Portugal, en particulier Mme Radina RUSSEVA, conseillère politique de l&rsquo;EMSA et le capitaine Antonio CANECO, vice-président de SINCOMAR, pour l&rsquo;organisation et l&rsquo;hospitalité.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="807" height="605" src="https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-52.png" alt="" class="wp-image-2239" srcset="https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-52.png 807w, https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-52-300x225.png 300w, https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-52-768x576.png 768w" sizes="(max-width: 807px) 100vw, 807px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Les capitaines TEXEIRA, ARDILLON, CANECO, DIMITROV lors du dîner ayant suivi l’AGA</em></figcaption></figure>



<p><strong>Captain Dimitar Dimitrov</strong>, President<br><strong>Captain Hubert Ardillon</strong>, Secretary General</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h1 class="wp-block-heading">RÉSOLUTIONS ADOPTÉES LORS DE L’ASSEMBLÉE</h1>



<p><strong>Les membres de CESMA participant à leur 30</strong><sup><strong>ème</strong></sup><strong> Assemblée ont noté avec inquiétude les problèmes suivants des gens de mer :</strong></p>



<p>Les guerres en Ukraine et à Gaza et leurs conséquences telles que les attaques contre des navires marchands dans la mer Rouge, le golfe d&rsquo;Aden, le golfe Persique et la partie nord de l&rsquo;océan Indien, accompagnées de captures de navires et de prises d&rsquo;équipage en otages.</p>



<p>La pénurie d&rsquo;officiers de l&rsquo;Union européenne (UE) et difficultés toujours réelles pour obtenir des visas pour les marins non-UE ; la piraterie&nbsp;; la sécurité des navires rouliers, ropax et des navires de croisière ; les réfugiés en Méditerranée et dans la Manche ; et les accidents d&rsquo;amarrage impliquant des équipements approuvés.</p>



<p>Il a également été noté les différentes pratiques en matière de formation sur simulateur dans les pays de l&rsquo;UE ; la paperasserie excessive à bord des navires commerciaux et les problèmes connexes de fatigue et d&rsquo;exigences minimales en matière d&rsquo;effectifs de sécurité ; la diminution des compétences de navigation traditionnelles ; les exigences minimales pour les pilotes maritimes et portuaires dans certains pays européens ; le développement des navires de surface maritimes autonomes (MASS) ; le rôle clé du capitaine dans la navigation du navire dans les zones de contrôle du système de trafic maritime (VTS) ; et la continuation d’accidents sur les très gros navires.</p>



<p>CESMA note que les alarmes en passerelle de navigation ont presque doublé au cours des deux dernières décennies. CESMA soutient les lignes directrices concernant la gestion des dispositifs provoquant des distractions à bord des navires, telles qu&rsquo;énoncées par BIMCO, INMAREST, The Nautical Institute et InterManager.</p>



<p>CESMA encourage la Commission européenne à aborder la question de la reconnaissance des qualifications internationales STCW afin de permettre la participation aux cours de formation européens, ce qui pourrait réduire le nombre de faux certificats.</p>



<p><strong>CESMA a élaboré et approuvé les résolutions suivantes et les considère comme étant d&rsquo;une importance primordiale pour les capitaines de navire :</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Résolution 1 : Mer Rouge et golfe d&rsquo;Aden</h2>



<p>L&rsquo;Assemblée, ayant noté les risques et les dangers liés à la navigation dans le golfe d&rsquo;Aden, la mer Rouge, le golfe Persique et la partie nord de l&rsquo;océan Indien et considérant également que les navires marchands ne sont pas équipés, même avec des gardes de sécurité à bord, pour réagir à une attaque par missile ou par drone, demande à la Commission européenne des Transports et aux autorités de pavillon des États de l&rsquo;UE de faire tout leur possible pour assurer un passage sûr dans ces eaux. CESMA demande également aux armateurs européens de ne pas exiger que leurs navires transitent par ces zones jusqu&rsquo;à la fin du conflit et lorsque ces zones seront considérées comme totalement sûres pour la navigation. L&rsquo;Assemblée exhorte également les instances diplomatiques et militaires de l&rsquo;UE à faire tout leur possible pour ramener dans leurs foyers les marins de l&rsquo;UE pris en otage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Résolution 2 : visas des membres d&rsquo;équipage</h2>



<p>L’Assemblée, compte tenu des difficultés rencontrées pour fournir des visas d’équipage aux gens de mer non européens rejoignant et quittant leur navire lorsqu’ils se trouvent dans l’UE, et afin d’observer et de reconnaître la Convention du travail maritime (MLC 2006), exhorte les autorités des États de l’UE à reconnaître les droits des gens de mer au rapatriement dans le cadre des contrats de travail des gens de mer. Il convient d&rsquo;envisager la création d&rsquo;un visa spécial sur le modèle du visa combiné C1/D délivré par le Département d&rsquo;État américain, Crewmember Visa.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Résolution 3 : Transport des batteries lithium-ion et des véhicules électriques (VE)</h2>



<p>À la suite de nombreux incendies attribués à l&rsquo;auto-inflammation soudaine des batteries lithium-ion signalés sur les navires et aux risques associés pour les gens de mer, l&rsquo;Assemblée demande de toute urgence à la Commission européenne des Transports, conjointement avec les États politiques et les industriels de l&rsquo;UE, de coopérer avec les organisations internationales, telles que l&rsquo;Organisation maritime internationale (OMI), pour réglementer le transport de ces batteries, en particulier dans les véhicules électriques (VE). Des lignes directrices sont disponibles auprès de l&rsquo;Agence européenne de sécurité maritime (EMSA) et des sociétés de classification ; et l&rsquo;Assemblée encourage toutes les parties impliquées dans l&rsquo;expédition et le transport de véhicules électriques à utiliser ces lignes directrices lors de l&rsquo;élaboration et de la mise en œuvre de procédures internes pour le transport de véhicules électriques et d&rsquo;autres véhicules à carburant alternatif (AFV).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Résolution 4 : Gens de mer européens.</h2>



<p>CESMA exhorte les institutions européennes à adopter des programmes de soutien aux professions maritimes afin d&rsquo;attirer et de retenir les gens de mer européens. La politique européenne devrait être harmonisée en matière d&rsquo;éducation, y compris les nouveaux carburants et le transport maritime vert, l&#8217;emploi des élèves et apprentis ainsi que la mobilité navire/terre et par type de navire. L&rsquo;amélioration de la santé mentale et du bien-être des gens de mer est l&rsquo;une des solutions permettant d&rsquo;attirer et de retenir les jeunes de l&rsquo;UE dans une carrière maritime.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="167" height="174" src="https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-54.png" alt="" class="wp-image-2241"/></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Résolution 5 : Criminalisation des capitaines de navire</h2>



<p>L&rsquo;Assemblée reconnaît que la question de la criminalisation des gens de mer, en particulier des capitaines de navire, reste une préoccupation majeure. Pour résoudre ce problème, CESMA recommande aux capitaines de souscrire leur propre assurance juridique pour se protéger en cas d&rsquo;incident pendant leur service à bord des navires. De plus, CESMA recommande aux armateurs et/ou exploitants de navires de toujours fournir une assistance juridique aux capitaines de navires détenus par les autorités locales en raison d&rsquo;un incident, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;un verdict final soit rendu. L&rsquo;Assemblée est également consciente des pressions commerciales croissantes auxquelles sont confrontés les capitaines de navires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Résolution 6 : Arrangement et sécurisation des conteneurs</h2>



<p>CESMA constate que des milliers de conteneurs sont perdus par-dessus bord chaque année. CESMA exhorte la Commission européenne à soulever le problème auprès de l&rsquo;OMI afin que les exigences des pratiques sûres en matière d&rsquo;arrimage et de sécurisation des marchandises (Code CSS) soient mises en œuvre et que la sécurisation sûre des conteneurs soit certifiée par une autorité officielle telle qu&rsquo;une autorité portuaire ou une organisation compétente avant le départ des navires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Résolution 7 : Sorties à terre</h2>



<p>CESMA note que la santé et le bien-être des gens de mer sont affectés par la restriction des autorisations à sortir à terre lors des escales. CESMA demande à la Commission européenne de soulever cette question avec les parties prenantes concernées afin de prévoir des modalités de sorties à terre pour les équipages des navires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Résolution 8 : Guichet maritime unique européen</h2>



<p>CESMA constate que le guichet maritime unique européen (MSW) ne fonctionne pas aussi efficacement que prévu initialement. CESMA exhorte la Commission européenne et tous les États membres à harmoniser toutes les exigences en matière de documents d&rsquo;entrée des navires pour tous les ports européens.</p>



<p><strong>Captain D. Dimitrov</strong>, President<br><strong>Captain H. Ardillon</strong>, Secretary General</p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Séminaire tenu précédent la 30e AGA CESMA</title>
		<link>https://afcan.org/2025/05/19/seminaire-tenu-precedent-la-30e-aga-cesma/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bureau AFCAN]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 May 2025 08:20:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Information AFCAN - CESMA - IFSMA]]></category>
		<category><![CDATA[AI147]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 16 mai 2025 &#8211; EMSA, Lisbonne, Portugal Comme d&#8217;habitude, la journée de l&#8217;AGA commence par un séminaire. Après l’énoncé des consignes de sécurité de l’EMSA, le séminaire est ouvert par M. Peter KIROV – chef du Département Sûreté, Sécurité et Surveillance de l&#8217;EMSA, dont les propos ont été insérés dans le procès-verbal de l&#8217;AGA, de même que ceux du capitaine Antonio CANECO, vice-président de Sincomar et du capitaine Dimitar DIMITROV, président de CESMA. La parole est ensuite donnée aux orateurs. 1re intervenante, Madame Radina RUSSEVA – Conseillère politique de l&#8217;EMSA Titre : Présentation générale de l&#8217;EMSA Le maritime fait bouger le monde : ce sont 12 milliards de tonnes de marchandises dans le monde, 72,5 millions de conteneurs (EVP) ; et en Europe, ce sont 30 % du tonnage brut mondial (GT) et 350 millions de passagers transitant par les ports de l&#8217;UE. Mais d’un autre côté, ce sont aussi des incidents et souvent des pollutions qui y sont liés. L&#8217;EMSA peut être considérée comme une surveillance et une assistance envers les États membres de l&#8217;UE et elle peut aider et contribuer à la durabilité, à la sûreté, à la sécurité, à la surveillance, à la simplification et à la numérisation. L&#8217;EMSA fournit une assistance scientifique en publiant plusieurs publications telles qu&#8217;un rapport annuel sur la sécurité et un rapport environnemental annuel, des lignes directrices sur le transport des AFVs (Alternative Fuels Vehicles) dans les espaces rouliers, des lignes directrices destinées aux autorités portuaires et aux administrations sur le branchement électrique à quai et des documents techniques sur les carburants alternatifs (ammoniac et biocarburants). L&#8217;EMSA fournit également une assistance technique : en 2024, 1 333 participants des États membres de l’UE ont assisté à des ateliers et autres événements de formation, assistance technique étendue également aux pays du sud de la Méditerranée et aux pays non-membres de l&#8217;UE de la mer Noire ; 18 visites et inspections ont également été effectuées dans les États membres. En ce qui concerne le support opérationnel, il s&#8217;agit de 1 280 jours de déploiement de drones, de 11 000 alertes de surveillance automatisée (ABM) quotidiennes, de 16 240 images d&#8217;observation de la Terre délivrées et de 54 millions de messages de position reçus quotidiennement. Il s&#8217;agit également de 50 activations du plan d&#8217;urgence de l&#8217;EMSA pour lesquelles l&#8217;EMSA peut utiliser 14 navires d&#8217;intervention en cas de déversement d&#8217;hydrocarbures. Les résultats sont visibles sur le cours des 20 dernières années, où le taux de détention des navires a diminué de 5,84% à 3,81%, soit 35 navires détenus pour 11 seulement aujourd’hui, ainsi que 21 États du pavillon sur liste noire pour 12 aujourd’hui. Les nouveaux défis pour l&#8217;EMSA sont d&#8217;abord la durabilité (seulement 1%, soit 3,3% GT de tous les navires, utilisent des carburants alternatifs), mais aussi l&#8217;Ukraine, la mer Rouge, la flotte fantôme et bien sûr la cybersécurité. 2e intervenant, Mr Diaz YRAOLA, Project officer for passenger ship Titre : STEERSAFE Project Les exigences SOLAS en matière de direction et de manœuvrabilité ont été élaborées il y a plusieurs décennies, avec une approche prescriptive, basée sur la norme générale de l&#8217;époque : une seule hélice, déplacée mécaniquement par un moteur et un gouvernail. Les systèmes et configurations de propulsion/direction modernes d’aujourd’hui sont complètement différents, voir MSC.1/Circ.1416/Rev.1. Ensuite, l&#8217;OMI SSE 6 a exprimé la nécessité d&#8217;un nouveau résultat pour aborder cette question de manière globale. Pour répondre à cette préoccupation d&#8217;intérêt européen (navires à passagers, constructeurs, sécurité), l&#8217;EMSA a lancé l&#8217;étude STEERSAFE. L&#8217;objectif du projet STEERSAFE est de fournir des connaissances techniques solides et des propositions pour réaliser une mise à jour des exigences SOLAS associées, ainsi que des résolutions et circulaires de l&#8217;OMI associées. Le projet a été commandé par l&#8217;EMSA, avec DNV comme entrepreneur. Le rapport final consolidé a été remis en juin 2021, il peut être téléchargé sur http://emsa.europa.eu/publications/reports/item/4398-steersafe.html Aperçu du projet : La réglementation actuelle exige une capacité d&#8217;arrêt mais ne fournit pas de critères. La résolution MSC.137(76) « Normes pour la manœuvrabilité des navires » est disponible, mais sur une base volontaire. Ex&#160;: Full astern stopping test. Les propositions de STEERSAFE visent à appliquer des critères d&#8217;essai d&#8217;arrêt en marche arrière toute et à réduire les critères applicables aux navires équipés de plusieurs lignes de propulsion alors qu&#8217;un seul des systèmes de propulsion et son système de direction correspondant sont hors service. La réglementation actuelle ne prend pas en compte les performances de direction des navires. La résolution MSC.137(76) est disponible, mais sur une base volontaire : les critères sont l&#8217;essai de cercle de braquage et l&#8217;essai de zigzag. Cependant, le dernier test pourrait poser problème pour les navires avec un Cb&#62;0,7 et L/B&#60;6. (Cb : coefficient de bloc, L : longueur, B : largeur). Les propositions STEERSAFE visent à appliquer les critères de test de rayon de braquage, à définir et à appliquer de nouveaux critères de test de maintien de cap (capacité du navire à maintenir une route droite à un cap prédéfini) avec l&#8217;écart d’embardée maximal ne dépassant pas 2 degrés pendant 30 minutes, et à conserver les critères de performance actuels de l&#8217;appareil à gouverner. Le projet a été soumis au MSC104, mais reporté, et de nouveau soumis au MSC105, pour un début d&#8217;étude en groupes de travail pour le SDC10 et les suivants. Juste avant le SDC 11, le Japon, après contact avec les autres soumissionnaires, serait prêt à mettre en œuvre des normes obligatoires de performances de manœuvre, après un examen minimum (en 2032). L&#8217;UE et la Norvège ont accepté cette approche à condition que le Sous-comité approuve la prolongation correspondante. Cette dernière a été adoptée à l&#8217;unanimité en plénière. Par conséquent, le SDC 11 a décidé d&#8217;une nouvelle feuille de route pour prolonger ce point de l&#8217;ordre du jour jusqu&#8217;au SDC 14, en vue de son adoption lors du MSC 116 (2029). Les nouvelles exigences SOLAS entreraient en vigueur le 1er janvier 2032. Il est convenu d&#8217;une collaboration entre le Japon, la communauté européenne (travail technique de l&#8217;EMSA) et la Norvège]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le 16 mai 2025 &#8211; EMSA, Lisbonne, Portugal</p>



<p>Comme d&rsquo;habitude, la journée de l&rsquo;AGA commence par un séminaire. Après l’énoncé des consignes de sécurité de l’EMSA, le séminaire est ouvert par M. Peter KIROV – chef du Département Sûreté, Sécurité et Surveillance de l&rsquo;EMSA, dont les propos ont été insérés dans le procès-verbal de l&rsquo;AGA, de même que ceux du capitaine Antonio CANECO, vice-président de Sincomar et du capitaine Dimitar DIMITROV, président de CESMA.</p>



<p>La parole est ensuite donnée aux orateurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">1<sup>re</sup> intervenante, Madame Radina RUSSEVA – Conseillère politique de l&rsquo;EMSA</h2>



<p><strong>Titre : Présentation générale de l&rsquo;EMSA</strong></p>



<p>Le maritime fait bouger le monde : ce sont 12 milliards de tonnes de marchandises dans le monde, 72,5 millions de conteneurs (EVP) ; et en Europe, ce sont 30 % du tonnage brut mondial (GT) et 350 millions de passagers transitant par les ports de l&rsquo;UE. Mais d’un autre côté, ce sont aussi des incidents et souvent des pollutions qui y sont liés.</p>



<p>L&rsquo;EMSA peut être considérée comme une surveillance et une assistance envers les États membres de l&rsquo;UE et elle peut aider et contribuer à la durabilité, à la sûreté, à la sécurité, à la surveillance, à la simplification et à la numérisation.</p>



<p>L&rsquo;EMSA fournit une assistance scientifique en publiant plusieurs publications telles qu&rsquo;un rapport annuel sur la sécurité et un rapport environnemental annuel, des lignes directrices sur le transport des AFVs (Alternative Fuels Vehicles) dans les espaces rouliers, des lignes directrices destinées aux autorités portuaires et aux administrations sur le branchement électrique à quai et des documents techniques sur les carburants alternatifs (ammoniac et biocarburants).</p>



<p>L&rsquo;EMSA fournit également une assistance technique : en 2024, 1 333 participants des États membres de l’UE ont assisté à des ateliers et autres événements de formation, assistance technique étendue également aux pays du sud de la Méditerranée et aux pays non-membres de l&rsquo;UE de la mer Noire ; 18 visites et inspections ont également été effectuées dans les États membres.</p>



<p>En ce qui concerne le support opérationnel, il s&rsquo;agit de 1 280 jours de déploiement de drones, de 11 000 alertes de surveillance automatisée (ABM) quotidiennes, de 16 240 images d&rsquo;observation de la Terre délivrées et de 54 millions de messages de position reçus quotidiennement. Il s&rsquo;agit également de 50 activations du plan d&rsquo;urgence de l&rsquo;EMSA pour lesquelles l&rsquo;EMSA peut utiliser 14 navires d&rsquo;intervention en cas de déversement d&rsquo;hydrocarbures.</p>



<p>Les résultats sont visibles sur le cours des 20 dernières années, où le taux de détention des navires a diminué de 5,84% à 3,81%, soit 35 navires détenus pour 11 seulement aujourd’hui, ainsi que 21 États du pavillon sur liste noire pour 12 aujourd’hui.</p>



<p>Les nouveaux défis pour l&rsquo;EMSA sont d&rsquo;abord la durabilité (seulement 1%, soit 3,3% GT de tous les navires, utilisent des carburants alternatifs), mais aussi l&rsquo;Ukraine, la mer Rouge, la flotte fantôme et bien sûr la cybersécurité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2<sup>e</sup> intervenant, Mr Diaz YRAOLA, Project officer for passenger ship</h2>



<p><strong>Titre : STEERSAFE Project</strong></p>



<p>Les exigences SOLAS en matière de direction et de manœuvrabilité ont été élaborées il y a plusieurs décennies, avec une approche prescriptive, basée sur la norme générale de l&rsquo;époque : une seule hélice, déplacée mécaniquement par un moteur et un gouvernail.</p>



<p>Les systèmes et configurations de propulsion/direction modernes d’aujourd’hui sont complètement différents, voir MSC.1/Circ.1416/Rev.1. Ensuite, l&rsquo;OMI SSE 6 a exprimé la nécessité d&rsquo;un nouveau résultat pour aborder cette question de manière globale.</p>



<p>Pour répondre à cette préoccupation d&rsquo;intérêt européen (navires à passagers, constructeurs, sécurité), l&rsquo;EMSA a lancé l&rsquo;étude STEERSAFE.</p>



<p>L&rsquo;objectif du projet STEERSAFE est de fournir des connaissances techniques solides et des propositions pour réaliser une mise à jour des exigences SOLAS associées, ainsi que des résolutions et circulaires de l&rsquo;OMI associées.</p>



<p>Le projet a été commandé par l&rsquo;EMSA, avec DNV comme entrepreneur. Le rapport final consolidé a été remis en juin 2021, il peut être téléchargé sur <a href="http://emsa.europa.eu/publications/reports/item/4398-steersafe.html">http://emsa.europa.eu/publications/reports/item/4398-steersafe.html</a></p>



<p><strong>Aperçu du projet :</strong></p>



<ol style="list-style-type:lower-alpha" class="wp-block-list">
<li>Capacité d&rsquo;arrêt des navires</li>
</ol>



<p>La réglementation actuelle exige une capacité d&rsquo;arrêt mais ne fournit pas de critères. La résolution MSC.137(76) « Normes pour la manœuvrabilité des navires » est disponible, mais sur une base volontaire.</p>



<p>Ex&nbsp;: Full astern stopping test. Les propositions de STEERSAFE visent à appliquer des critères d&rsquo;essai d&rsquo;arrêt en marche arrière toute et à réduire les critères applicables aux navires équipés de plusieurs lignes de propulsion alors qu&rsquo;un seul des systèmes de propulsion et son système de direction correspondant sont hors service.</p>



<ol start="2" style="list-style-type:lower-alpha" class="wp-block-list">
<li>Performances de pilotage du navire</li>
</ol>



<p>La réglementation actuelle ne prend pas en compte les performances de direction des navires. La résolution MSC.137(76) est disponible, mais sur une base volontaire : les critères sont l&rsquo;essai de cercle de braquage et l&rsquo;essai de zigzag. Cependant, le dernier test pourrait poser problème pour les navires avec un Cb&gt;0,7 et L/B&lt;6. (Cb : coefficient de bloc, L : longueur, B : largeur).</p>



<p>Les propositions STEERSAFE visent à appliquer les critères de test de rayon de braquage, à définir et à appliquer de nouveaux critères de test de maintien de cap (capacité du navire à maintenir une route droite à un cap prédéfini) avec l&rsquo;écart d’embardée maximal ne dépassant pas 2 degrés pendant 30 minutes, et à conserver les critères de performance actuels de l&rsquo;appareil à gouverner.</p>



<p>Le projet a été soumis au MSC104, mais reporté, et de nouveau soumis au MSC105, pour un début d&rsquo;étude en groupes de travail pour le SDC10 et les suivants. Juste avant le SDC 11, le Japon, après contact avec les autres soumissionnaires, serait prêt à mettre en œuvre des normes obligatoires de performances de manœuvre, après un examen minimum (en 2032). L&rsquo;UE et la Norvège ont accepté cette approche à condition que le Sous-comité approuve la prolongation correspondante. Cette dernière a été adoptée à l&rsquo;unanimité en plénière. Par conséquent, le SDC 11 a décidé d&rsquo;une nouvelle feuille de route pour prolonger ce point de l&rsquo;ordre du jour jusqu&rsquo;au SDC 14, en vue de son adoption lors du MSC 116 (2029). Les nouvelles exigences SOLAS entreraient en vigueur le 1er janvier 2032. Il est convenu d&rsquo;une collaboration entre le Japon, la communauté européenne (travail technique de l&rsquo;EMSA) et la Norvège pour réaliser la feuille de route et préparer les soumissions qui y sont indiquées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3<sup>e</sup> intervenant, Mr Lanfranco BENEDETTI, Project officer for ship safety</h2>



<p><strong>Titre : Navigating hazards: Technology Solutions for ship safety</strong></p>



<p>Dans la flotte mondiale actuelle (tous types de navires), 99,17 % des navires en opération fonctionnent avec du carburant conventionnel. Les carburants alternatifs ne sont utilisés qu&rsquo;à hauteur de 0,83 %, répartis en 0,62 % pour le GNL, 0,15 % pour le GPL, 0,06 % pour le méthanol et 0,01 % pour l&rsquo;hydrogène. L&rsquo;ammoniac n&rsquo;est pas encore utilisé comme combustible.</p>



<p>En commande, pour une livraison jusqu&rsquo;en 2033, 82,31 % des navires sont équipés de moteurs fonctionnant au carburant conventionnel. Cela signifie 17,69% pour les carburants alternatifs dont 9,73% pour le GNL, 1,83% pour le GPL, 5,26% pour le méthanol, 0,48% pour l&rsquo;hydrogène et 0,38% pour l&rsquo;ammoniac.</p>



<p>Si l’on ne considère que le GNL, il y a 3 fois plus de navires exploités en 2023 par rapport à 2019, 20 % de ces navires sont des porte-conteneurs et 13 % sont des pétroliers.</p>



<p>Le GPL est utilisé comme carburant uniquement sur les transporteurs de GPL.</p>



<p>Pour le méthanol, 43 navires sont en opération, et 300 supplémentaires devraient être livrés jusqu&rsquo;en 2028, dont 60 % sont des porte-conteneurs.</p>



<p>5 navires en opération sont équipés de piles à combustible, et plus de 900 navires en opération sont équipés de batteries.</p>



<p>Pour réglementer les navires en opération et les navires en commande, l&rsquo;OMI travaille sur la sécurité des sources d&rsquo;énergie alternatives, en éditant certaines lignes directrices telles que pour les piles à combustible et le méthanol (lignes directrices provisoires 2021), pour le GPL (lignes directrices provisoires 2023), l&rsquo;ammoniac (lignes directrices provisoires 2024), l&rsquo;hydrogène (lignes directrices provisoires 2025), et des lignes directrices qui seront éditées en 2026 pour les carburants dont le point d&rsquo;éclair est compris entre 52°C et 60°C, et en 2027 pour alcool méthylique/éthylique.</p>



<p>De la même manière, l’EMSA a publié des lignes directrices pour le transport des véhicules fonctionnant avec du fuel alternatif dans les espaces rouliers, sur les batteries pour les services des navires et sur l’électricité à quai. Certaines études de l&rsquo;EMSA sont également publiées sur l&rsquo;ammoniac, le soutage de biocarburants et l&rsquo;hydrogène. L’ensemble de ces orientations et études sont téléchargeables sur le site internet de l’EMSA.</p>



<p>Navires autonomes et téléopérés (MASS) : outil d&rsquo;évaluation basé sur les risques (RBAT)</p>



<p>Cet outil (RBAT pour Risk Based Assessment Tool) est développé pour les navires autonomes et téléopérés, dont les fonctions sont automatisées ou télécommandées. Il répond aux risques liés au transfert de contrôle, de manière fonctionnelle et flexible. Il est adaptable à différentes étapes technologiques en mettant l’accent sur les pannes systématiques et les erreurs humaines.</p>



<p>RBAT pour MASS contient :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Une approche fonctionnelle</li>



<li>La nouveauté dans la gestion des risques</li>



<li>L’analyse des causes de danger</li>



<li>L’intégration humaine</li>



<li>Le manque de données historiques</li>



<li>L’identification des fonctions/états de repli</li>



<li>L’évaluation des mesures d&rsquo;atténuation</li>



<li>L’identification des systèmes critiques</li>



<li>L’adaptation du projet</li>



<li>La transparence et la traçabilité</li>



<li>Des séances de sensibilisation RBAT (premier trimestre 2025)</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">4<sup>e</sup> présentation : Visite de l’EMSA Maritime Support Services Centre </h2>



<p>Après ces trois présentations, nous avons été invités par l&rsquo;EMSA à visiter le Centre de Services de Support Maritime. Sur de très grands écrans, on nous a expliqué la surveillance exercée par l&rsquo;EMSA sur tous les océans et toutes les routes, la surveillance en termes de sûreté, de sécurité, les opérations de recherche et de sauvetage, et bien sûr le contrôle de la pollution.</p>


<div class="wp-block-image">
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</div>

<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="967" height="725" src="https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-86.png" alt="" class="wp-image-2279" srcset="https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-86.png 967w, https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-86-300x225.png 300w, https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-86-768x576.png 768w" sizes="(max-width: 967px) 100vw, 967px" /></figure>
</div>

<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="685" src="https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-87-1024x685.png" alt="" class="wp-image-2280" srcset="https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-87-1024x685.png 1024w, https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-87-300x201.png 300w, https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-87-768x514.png 768w, https://afcan.org/wp-content/uploads/2026/01/image-87.png 1463w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">5<sup>e</sup> intervenant, Mr Jorge ANTUNES, Professor, PhD Marine engineering, CEO Tecnoveritas</h2>



<p><strong>Titre : Influences of sailing practices on fuel EU maritime</strong></p>



<p>L&rsquo;efficacité d&rsquo;un navire dépend bien sûr du carburant, mais aussi du profil du navire.</p>



<p>Certains carburants sont plus adaptés que d’autres. Des carburants moins chers à l’achat ne le sont peut-être pas, in fine, pour les navires, car la consommation peut être plus élevée. Le problème est la qualité du carburant ; un prix très bas peut représenter un risque très élevé pour les machines.</p>



<p>Slow steaming : bien sûr, diminuer la vitesse du navire réduit la consommation, mais un fonctionnement trop longtemps à vitesse réduite peuit endommager les moteurs.</p>



<p>Ce qui est important pour économiser du carburant, c&rsquo;est la manière d&rsquo;augmenter la vitesse. Au départ d’une traversée, pour augmenter la vitesse du navire jusqu&rsquo;à la vitesse de navigation, il ne faut pas le faire trop rapidement. Augmenter trop vite la vitesse, c&rsquo;est augmenter trop la puissance du moteur, ce qui n&rsquo;est bon ni pour la consommation ni pour le moteur lui-même. Il est préférable d&rsquo;augmenter progressivement, en laissant le moteur tourner à une température bonne et stable.</p>



<p>Une des solutions pour économiser du carburant est d’arriver « juste à temps ». Il est toutefois précisé que les règles pour tendre la «&nbsp;Notice of Readiness&nbsp;» (NOR) devraient être modifiées. Les laycans démarrent, de manière générale, à 00h01. Et très souvent, l’embarquement des pilotes et l’accostage sont programmés au petit matin. Le temps d&rsquo;attente étant pris en charge par le port ou le terminal, le capitaine maintient la vitesse du navire pour arriver au poste de pilotage en début de laycan afin de tendre la notice, soit à 00h01. Ensuite, le navire se dirige vers une zone d&rsquo;attente ou de mouillage jusqu&rsquo;à la manœuvre d&#8217;embarquement du pilote.</p>



<p>Dernière remarque de l&rsquo;assistance :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Qui achète le carburant ? les affréteurs</li>



<li>Qui paie les taxes (ETS) ? les armateurs</li>



<li>Et qui est responsable de la qualité du carburant ? le capitaine</li>



<li>Cherchez l&rsquo;erreur…</li>
</ul>



<p><strong>Hubert Ardillon</strong><br>CESMA Secretary general</p>



<p></p>
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	</channel>
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